Syrie: crimes contre l'humanité présumés d'Hayat Tahrir al-Cham

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie conclut à des crimes contre l'humanité présumés ...
Syrie: crimes contre l'humanité présumés d'Hayat Tahrir al-Cham

Syrie: crimes contre l'humanité présumés d'Hayat Tahrir al-Cham

Photo: KEYSTONE/AP Ibaa News Agency

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie conclut à des crimes contre l'humanité présumés des djihadistes d'Hayat Tahrir al-Cham (HTS). Dans son rapport présenté jeudi à Genève, elle cible aussi de nombreux acteurs pour de possibles crimes de guerre.

Les avancées des forces progouvernementales et l'accord entre la Russie et la Turquie pour une zone démilitarisée dans la région d'Idleb a contribué à une baisse des affrontements. Pour autant, ceux-ci se poursuivent dans d'autres zones, affirment les trois membres de l'instance dans leur rapport sur la période entre mi-juillet et mi-janvier.

Détentions arbitraires

Les détentions arbitraires massives d'opposants à leur groupe laissent penser que les militants de HTS, qui contrôlent désormais d'importantes parties de la région d'Idleb, sont responsables de crimes contre l'humanité présumés.

Dans la même zone, en septembre et en novembre, au moins trois assauts aériens des forces progouvernementales n'ont a priori pas visé des cibles militaires, affirme la Commission. Ils ont fait plusieurs dizaines de victimes. Et les soutiens du président Bachar al-Assad ont aussi ciblé à au moins une reprise un centre de santé.

De même, des heurts entre les djihadistes d'Hayat Tahrir al-Sham et Nour al-Din al-Zanki semblent avoir affecté des zones où aucune présence militaire légitime n'a été observée.

Civils pris en otages

Autre grief, le groupe Etat islamique (EI) a retenu en otages des civils pendant plusieurs mois, avant de les échanger contre des proches retenus par le gouvernement. La coalition menée par les Etats-Unis n'est pas non plus épargnée, même si davantage d'indications sur deux raids qui ont tué des civils doivent être obtenues.

Mais ses assauts, responsables de nombreuses victimes et de dommages à des centres de santé notamment, provoquent 'de graves préoccupations' sur de possibles crimes de guerre et d'autres violations du droit international, explique aussi la Commission.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus