Trump signe finalement la loi budgétaire, « shutdown » évité

Donald Trump a finalement renoncé vendredi au veto et promulgué la loi de financement de l'Etat ...
Trump signe finalement la loi budgétaire, « shutdown » évité

Trump signe finalement la loi budgétaire,

Photo: KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

Donald Trump a finalement renoncé vendredi au veto et promulgué la loi de financement de l'Etat fédéral. Il n'y aura donc pas de paralysie du gouvernement fédéral américain.

'J'ai signé la loi' même si elle contient 'beaucoup de choses dont je ne suis pas content', a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche en milieu de journée. Il avait surpris son monde en menaçant d'un Tweet de mettre son veto à la loi adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi par le Congrès, à majorité républicaine, et entretenu le suspense jusqu'à son point de presse.

Cette menace de veto était en contradiction frontale avec la position annoncée la veille par son propre directeur du Bugdet, qui avait assuré la main sur le coeur que le président signerait le texte, malgré ses défauts.

Ce va-et-vient est venu renforcer encore l'impression de chaos régnant à la Maison Blanche. 'Les Américains ont besoin de leadership à la Maison Blanche, pas de plus de chaos délibéré', a répondu le sénateur démocrate Richard Blumenthal sur Twitter.

Pas de fermeture à minuit

En promulguant la loi, Donald Trump assure que l'Etat fédéral ne fermera pas vendredi à minuit, ce qui aurait été la troisième fermeture depuis le début de l'année.

Le prétexte avancé pour le veto était l'absence de compromis sur l'immigration et la sécurité à la frontière dans la loi, et notamment le fait que le Congrès n'a pas approuvé les crédits importants que Donald Trump réclamait pour ériger un long mur en béton à la frontière avec le Mexique.

L'annonce avait d'autant plus surpris que la plupart des élus ont quitté la capitale fédérale jeudi soir ou s'apprêtaient à le faire vendredi matin, pour deux semaines de congés.

Exercice périlleux

La loi de finances en question a été négociée pendant des semaines par la majorité républicaine et l'opposition démocrate, dans la douleur, chaque camp ayant dû céder sur la plupart de ses revendications.

D'un montant de près de 1300 milliards, dont 700 pour la seule Défense, elle doit financer l'Etat fédéral jusqu'à la fin de l'année budgétaire en cours, soit jusqu'au 30 septembre.

Le milliardaire, les républicains et les démocrates (qui disposent d'une minorité de blocage au Sénat) ont longtemps tenté de trouver un compromis pour régulariser des centaines de milliers de jeunes clandestins, en échange de réformes migratoires et du financement de la construction du haut mur en béton promis par Donald Trump à la frontière mexicaine. Mais leurs positions sont restées inconciliables.

In fine, le dirigeant n'a obtenu que 1,6 milliard pour construire des clôtures ou en rénover quelques dizaines de kilomètres, loin des 25 milliards qu'il avait un temps réclamés. Et les négociateurs démocrates n'ont rien décroché pour les 'Dreamers', les rêveurs, comme sont appelés les clandestins arrivés enfants aux Etats-Unis.

/ATS
 

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