Un homme armé d'un couteau fait un mort et quatre blessés à Paris

Une personne a été tuée et quatre blessées, dont deux grièvement, samedi soir en plein coeur ...
Un homme armé d'un couteau fait un mort et quatre blessés à Paris

Un homme armé d'un couteau fait un mort à Paris, l'EI revendique

Photo: KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

Une personne a été tuée et quatre blessées, dont deux grièvement, samedi soir en plein coeur de Paris. L'agresseur, un homme armé d'un couteau, a été abattu par des policiers. L'Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Les faits se sont produits dans le IIe arrondissement, près de l'Opéra, dans un quartier de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir. L'homme s'en est pris à cinq personnes peu avant 21h00 rue Monsigny, a indiqué sur place le directeur de cabinet de la préfecture de police, Pierre Gaudin.

La police est intervenue aussitôt et a abattu l'assaillant. Un passant agressé 'est décédé des suites de ses blessures', a ajouté Pierre Gaudin. Deux autres personnes ont été blessées grièvement et transférées à l'hôpital Georges-Pompidou de Paris. Deux des quatre blessés le sont plus légèrement.

'L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'État islamique et l'opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition', a déclaré peu après l'attaque une 'source sécuritaire' à Amaq, l'agence de presse l'EI.

'Assassinat'

Le procureur de la République avait indiqué quelques minutes auparavant qu'il avait saisi la section antiterroriste du parquet de Paris. Il avait invoqué 'des témoignages faisant état du fait que l'agresseur a crié 'Allah Akbar' en attaquant les passants au couteau' ainsi que le 'mode opératoire'.

L'enquête est menée notamment sous les qualifications d''assassinat' et de 'tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique', 'en relation avec une entreprise terroriste', a-t-il précisé.

Elle a été confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (Sdat), a ajouté le procureur.

'Acte odieux'

Sur Twitter, Emmanuel Macron a déploré samedi soir que la France payait 'une nouvelle fois le prix du sang'. Le président français a toutefois assuré que le pays ne céderait 'pas un pouce aux ennemis de la liberté'.

'Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l'attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu'à leurs proches', écrit le chef de l'Etat. 'Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste', a ajouté M. Macron.

Sur le même réseau social, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a lui aussi salué 'le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l'assaillant'. 'Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux', a-t-il lancé.

Un important périmètre de sécurité a été mis en place dans un secteur bouclé où ont convergé un nombre impressionnant de véhicules de police, de pompiers et de secours.

Menace terroriste

Des touristes et riverains étaient bloqués derrière les rubans de sécurité, interloqués. 'J'étais en terrasse de café, j'ai entendu trois, quatre coups de feu, cela a été très rapide. Puis les barmen nous ont dit de rentrer très rapidement. Je suis ensuite ressortie pour voir ce qu'il se passait, j'ai alors vu un homme à terre', a témoigné Gloria, 47 ans.

Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (sud), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017.

Particulièrement visée, la France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Mi-avril, Paris a mené des frappes contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad, lors d'une opération conjointe avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

/ATS
 

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