Moins de demandes que prévu pour les enfants placés de force

Berne a reçu jusqu'ici moins de demandes de contributions pour les enfants placés que prévu ...
Moins de demandes que prévu pour les enfants placés de force

Moins de demandes que prévu pour les enfants placés de force

Photo: Keystone

Berne a reçu jusqu'ici moins de demandes de contributions pour les enfants placés que prévu. Le Parlement a dégagé l'an dernier une enveloppe de 300 millions de francs pour les victimes des mesures de coercition prises à des fins d'assistance avant 1981 en Suisse.

Depuis décembre 2016, l'Office fédéral de la justice (OFJ) a enregistré 2536 demandes de contributions de solidarité, note-t-il dans un communiqué jeudi. Un total faible en proportion du nombre de victimes, entre 12'000 et 15'000, selon le gouvernement. Chaque bénéficiaire peut toucher un montant maximal de 25'000 francs.

L'association des anciens enfants placés 'Verein Fremdplatziert' a demandé jeudi dans un communiqué que ce palier soit relevé, étant donné que la plupart des victimes sont mortes depuis 1981. Si le nombre de requêtes pour toucher des contributions de solidarité demeure aussi bas, seuls entre 60 et 100 millions de francs sur les 300 millions promis seront effectivement payés, d'après elle.

Les personnes qui se considèrent comme des victimes et souhaitent faire valoir leur droit à une contribution ont encore jusqu'au 31 mars 2018 pour déposer une demande auprès de l'OFJ. Les premiers paiements seront effectués dès le mois d'avril. L'office traitera en priorité les requêtes émanant de personnes âgées de 75 ans ou plus et de celles dont il est prouvé qu'elles sont gravement malades.

Luzius Mader, délégué aux victimes et directeur suppléant de l'OFJ, espère qu'au bout du compte un maximum de victimes feront valoir leurs droits. Dans un appel conjoint avec le président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), le conseiller d'Etat Peter Gomm, et l'auteur de l'initiative sur la réparation, Guido Fluri, il les invite à déposer chacune une demande.

Solidarité aux victimes

Certaines des victimes des mesures de coercition prises à des fins d'assistance avant 1981 ont été ont été placées de force, enfants, dans un home ou une famille. D'autres ont été internées par décision administrative, stérilisées de force ou données à l'adoption. Les contributions de solidarité sont des signes de reconnaissance de l'injustice subie et expressions de la solidarité de la société.

Avant la décision du Parlement de dégager 300 million de francs pour les victimes, d'autres efforts en vue de leur réhabilitation ont été faits. La Confédération a notamment créé un fonds d'aide immédiate: entre 2014 et 2016, 1117 victimes en situation financière précaire ont obtenu une somme comprise entre 4000 et 12'000 francs, pour un montant total de 8,7 millions, versé essentiellement par les cantons.

/ATS
 

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