Refus d'une étude bernoise sur la consommation légale de cannabis

L'Université de Berne ne pourra pas mener une étude sur la vente légale de cannabis à des fins ...
Refus d'une étude bernoise sur la consommation légale de cannabis

Refus d'une étude bernoise sur la consommation légale de cannabis

Photo: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

L'Université de Berne ne pourra pas mener une étude sur la vente légale de cannabis à des fins récréatives. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) estime que l'actuelle loi sur les stupéfiants ne permet pas une consommation pour des raisons non médicales.

L'Université de Berne avait demandé à l'OFSP une autorisation exceptionnelle pour mener cette étude au cours de laquelle les participants au projet auraient pu se procurer du cannabis dans les pharmacies. Il s'agissait d'étudier les effets d'une vente régulée sur les consommateurs et sur le marché illégal à Berne.

'Il faudrait compléter la loi avec, par exemple, un article relatif aux projets pilotes, a expliqué mardi l'OFSP pour justifier le rejet de la requête de l'Institut de médecine sociale et préventive et du Centre d'études cliniques de l'Université de Berne. L'Université dispose de 30 jours pour faire recours.

L'OFSP admet que d'un point de vue de la politique de la santé, de tels projets permettent d'étudier de nouvelles approches sociétales concernant le cannabis. 'Il serait donc en principe souhaitable de pouvoir analyser scientifiquement de nouvelles formes de réglementation', écrit l'OFSP.

 

Déception à Bienne

La ville de Bienne avait annoncé sa volonté de participer au projet en septembre dernier. Contacté mardi, le directeur de l'Action sociale et de la sécurité, Beat Feurer, s'est dit surpris par l'annonce de l'OFSP: « je comprends les réflexions de l’Office sur le plan légal, mais je suis quand même déçu. Nous avons participé aux différents groupes de travail, nous nous sommes beaucoup investis, et je suis d’avis que l’OFSP savait que tout ce travail se faisait. Il y avait aussi du contact entre les groupes de travail et l’Office fédéral. Il aurait pu nous informer beaucoup plus tôt qu’il ne pouvait pas autoriser cette étude ». Quant à savoir si la ville de Bienne appuiera l'Université de Berne en cas de recours, Beat Feurer explique que des réfléxions doivent encore être menées entre les différents partenaires. /ats+ast

 

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