Soutien suisse à la France sur le pacte sur la migration de l’UE

Le Conseil fédéral prend les devants. Avant que la France n'assume en janvier la présidence ...
Soutien suisse à la France sur le pacte sur la migration de l’UE

Soutien suisse à la France sur le pacte sur la migration de l’UE

Photo: Compte Twitter du DFJP

Le Conseil fédéral prend les devants. Avant que la France n'assume en janvier la présidence de l'UE, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter lui a apporté mardi son soutien sur le Pacte sur la migration et l'asile. Elle souhaite que ce dossier « avance enfin ».

« La Suisse espère que ce dossier avance avec la présidence de la France », a affirmé la cheffe du Département de justice et police (DFJP) lors d'un point de presse avec son homologue Gérald Darmanin. La Commission européenne a présenté en septembre un projet de réforme de la politique migratoire de l'UE. Mais les différends entre les pays du Sud et ceux de l'Est ont pour l'instant empêché de « progresser », a-t-elle reconnu.

Contact étroit et privilégié

« Pour la Suisse, il est très important d'avoir un contact étroit et privilégié avec la France dans la perspective de la présidence » française de l'UE au premier semestre 2022, a expliqué Mme Keller-Sutter. Elle s'est félicitée de ce que le ministre français de l'Intérieur ait accepté de « donner accès à la Confédération aux discussions sur ce pacte en tant que membre-associé de Schengen-Dublin ». « Nous pouvons contribuer », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, M. Darmanin n'a pas tari d'éloges à l'égard de la Suisse, soulignant « l'excellente collaboration entre nos services ». A l'occasion de cette première rencontre « physique » avec son homologue helvétique, il a salué des « échanges d'informations (...) qui ont empêché un certain nombre de choses ».

Sans entrer dans les détails, il a parlé de « limitations de ce que la France subit. C'est-à-dire un terrorisme islamiste qui la frappe ». 'Nous serions très heureux que l'Europe fasse pareil que la Suisse et nous donne cette information', a-t-il insisté.

Poursuites transfrontalières

Interrogés sur l'accord-cadre entre la Suisse et l'UE, tous deux ont assuré que son échec ne remettrait pas en cause la coopération bilatérale. « Je ne crois pas que les relations seraient moins bonnes sans accord-cadre. Nous avons une relation bilatérale très établie », a estimé la conseillère fédérale.

« Notre relation amicale, de voisinage, a démontré à travers les années son efficacité. Notre amitié bilatérale n'a pas à être touchée par d'autres sujets », a assuré M. Darmanin.

A l'occasion de cette rencontre, Mme Keller-Sutter a également abordé la question des poursuites policières transfrontalières. « Nous avons pris l'engagement aujourd'hui de vraiment avancer et de finaliser les amendements » d'un accord entré en vigueur en 2009.

Actuellement, un policier suisse qui poursuivrait un délinquant de l'autre côté de la frontière pourrait être arrêté par ses homologues français. « Nous pouvons encore améliorer la coopération », a assuré M. Darmanin.

/ATS

 

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