Alors qu'un flou planait sur la validité du statut S, Karin Keller-Sutter a rappelé qu'une prolongation n'est pas nécessaire. Si le Conseil fédéral ne le révoque pas, ce statut peut durer cinq ans avant de se transformer en permis B, a-t-elle indiqué.
Et il ne sera révoqué que si la situation se normalise en Ukraine, « par exemple avec un cessez-le-feu ou un déploiement de troupes de paix comme on en a connu en Bosnie ou au Kosovo », a détaillé la ministre de la justice dans une interview accordée au journal Le Temps.
La Saint-Galloise a déjà pris les devants en mandatant le Secrétariat d'Etat aux migrations pour examiner avec les cantons les questions qui vont se poser en cas de révocation du statut S. « Pas pour donner le signal que les gens doivent rentrer prochainement mais pour être prêt le moment venu », précise-t-elle.
Le retour pourrait s'organiser par étapes avec des différents délais de départs, comme ça avait été le cas pour les Bosniaques: « d'abord les adultes seuls ont dû rentrer, puis les familles sans enfants, puis les familles avec enfants », illustre Karin Keller-Sutter.
/ATS









