2e tours au Conseil des Etats: partis dans les starting-blocks

Le visage définitif du Conseil des Etats sera connu le 22 novembre. Seule l'UDC a déjà fait ...
2e tours au Conseil des Etats: partis dans les starting-blocks

2e tours au Conseil des Etats: partis dans les starting-blocks

Photo: Keystone

Le visage définitif du Conseil des Etats sera connu le 22 novembre. Seule l'UDC a déjà fait réélire tous ses sortants. Elle pourrait comme le PS et le PLR accroître sa députation. Les manoeuvres débutent pour les seconds tours. Des décisions tomberont dès lundi soir.

La Chambre sortante comptait 13 PDC, 11 PLR, 11 PS, 5 UDC, 2 PVL, 2 Verts, 1 PBD ainsi que l'indépendant Thomas Minder qui siège avec l'UDC. Dimanche au soir, 27 sièges étaient déjà repourvus. Le PDC peut déjà compter sur 7 sénateurs, le PLR sur 8, le PS sur 6 et l'UDC sur 5. Thomas Minder est réélu.

L'UDC et le PLR espèrent pouvoir renforcer leur députation. Pour être majoritaire comme au National, le bloc de droite devrait rafler sept sièges lors des seconds tours. La mission s'annonce difficile, d'autant plus que démocrates du centre et libéraux-radicaux se présentent parfois l'un contre l'autre.

Duels à droite

En Argovie, l'UDC Hansjörg Knecht, arrivé en deuxième position espère bien ravir le 22 novembre un siège détenu jusqu'ici par le PLR et que Philipp Müller souhaite conserver. Pour ce duel à droite, les voix plus à gauche seront déterminantes. Le PDC décidera mercredi s'il maintient Ruth Humbel dans la course ou s'il soutient un des deux bourgeois.

Scénario semblable à Zurich, le libéral-radical Ruedi Noser est bien placé pour conserver le 22 novembre le siège de son parti mais devra affronter l'UDC Hans-Ueli Vogt. Les Verts diront en soirée s'ils restent dans la course.

Ailleurs, c'est la gauche, voire les petites formations de centre-droit, qui est visée. L'UDC bernois Albert Rösti, arrivé troisième dimanche, voudrait piquer le 15 novembre le siège du socialiste Hans Stöckli, voire du PBD Werner Luginbühl. Il faudrait toutefois que la droite fasse bloc derrière lui et qu'il ne préfère pas miser sur une élection au gouvernement cantonal. Il tranchera d'ici mardi.

A Saint-Gall, Thomas Müller entend ravir le 15 novembre sa place au socialiste Paul Rechsteiner. Pour déloger le sortant, élu de justesse il y a quatre ans, il devra mobiliser à droite mais le centre risque de lui faire défaut.

Droite lémanique sur le qui-vive

En Suisse romande, le rôle d'outsider revient au PLR. A Genève et dans le canton de Vaud, la droite aimerait faire sauter la mainmise rose-verte sur la députation cantonale au Conseil des Etats.

Au bout du Lac, les décisions en vue du 8 novembre tomberont dans la soirée. La question sera notamment de savoir s'il faut aussi maintenir l'UDC Yves Nidegger dans la course, en sus du libéral-radical Benoît Genecand contre les sortants Liliane-Maury Pasquier (PS) et Robert Cramer (Verts). Et le cas échéant sur un ticket commun. Mais cette option fait grincer des dents au PDC.

La même partie s'annonce en terres vaudoises. Droite et centre devront mettre divisions et rancoeur de côté s'ils veulent s'unir pour permettre à Olivier Français de s'imposer le 8 novembre. L'UDC tranchera lundi soir. Le siège de Luc Recordon (Verts) est davantage visé que celui de Géraldine Savary (PS).

La gauche peut attaquer de manière plus sereine le second tour du 8 novembre à Fribourg, où le sortant Christian Levrat caracolait en tête dimanche. Idem à Soleure: Roberto Zanetti a raté de peu sa reconduction au Conseil des Etats. Il pourrait avoir à affronter le 15 novembre le démocrate du centre Walter Wobmann. L'UDC et le PLR décideront dans la soirée s'ils maintiennent leurs poulains ou s'ils font bloc contre le socialiste.

PDC serein

Le centre-droit peut espérer conserver plusieurs sièges. Beat Vonlanthen (PDC) est bien placé pour reprendre le flambeau d'Urs Schwaller à Fribourg. Le PLR et l'UDC diront mardi s'ils persistent à vouloir mettre fin au tandem PS-PDC. Pour y arriver, l'option serait un candidat commun.

Le Valais devrait rester uniquement représenté par des sénateurs démocrates-chrétiens avec Jean-René Fournier et Beat Rieder. Les autres partis décideront dans la soirée s'ils veulent rester dans la course pour le 1er novembre ou s'ils sont prêts à se rallier au plus petit dénominateur commun, le PLR Pierre-Alain Grichting.

Le duo Konrad Graber (PDC) et Damian Müller (PLR) a bien des chances de s'imposer à Lucerne le 15 novembre. Idem de Filippo Lombardi (PDC) et Fabio Abate (PLR) au Tessin, où le léguiste Battista Ghiggia pourrait jouer les trublions.

A Obwald, un combat fratricide entre bourgeois est attendu le même jour. Le PDC Erich Ettlin semble bien placé face à ses concurrents PLR et UDC pour s'asseoir dans un fauteuil occupé jusqu'ici par un libéral-radical. Les partis des outsiders trancheront en soirée.

/ATS


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