Amendé pour avoir lancé « Allah Akbar »: pas de discrimination

Le Ministère public a écarté la plainte pour discrimination raciale lancée contre une policière ...
Amendé pour avoir lancé « Allah Akbar »: pas de discrimination

Amende pour avoir lancé

Photo: KEYSTONE/ENNIO LEANZA

Le Ministère public a écarté la plainte pour discrimination raciale lancée contre une policière qui avait donné une amende à un homme ayant lancé 'Allah Akbar' ('Dieu est le plus grand') à un ami à Schaffhouse. Il ne se prononce en revanche pas sur le fond.

La policière avait jugé que le jeune Suisse d'origine turque s'était rendu coupable d'outrage public à la pudeur pour son 'Allah Akbar' prononcé dans la rue en mai 2018. L'affaire avait fait grand bruit début janvier et le jeune homme avait bénéficié d'un élan de sympathie d'un groupe de citoyens, qui ont poursuivi l'agente pour discrimination raciale, comme l'a rapporté le journal 20minutes.

Le Ministère public a communiqué lundi qu'il renonçait à ouvrir une procédure. Est coupable de discrimination raciale celui qui incite publiquement à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse.

Le Ministère public souligne que la policière a rédigé un rapport à l'intention de la police municipale schaffhousoise, mais que ce rapport n'a pas été divulgué publiquement. On ne peut donc pas parler d'incitation à la discrimination.

La décision concerne uniquement la plainte pour discrimination raciale, a précisé à Keystone-ATS le procureur général Peter Sticher. Savoir si dire 'Allah Akbar' peut être qualifié d'outrage public à la pudeur est une autre question, à laquelle il n'est pas facile de répondre. Cela dépend du contexte. Mais le Ministère public n'a pas à se prononcer là-dessus car le jeune homme n'a pas contesté son amende.

/ATS
 

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