Avancée notable dans la compréhension du diabète grâce à l'EPFZ

Des chercheurs de l'EPFZ ont identifié un type de micro-ARN (acide ribonucléique) impliqué ...
Avancée notable dans la compréhension du diabète grâce à l'EPFZ

Avancée notable dans la compréhension du diabète grâce à l'EPFZ

Photo: Keystone

Des chercheurs de l'EPFZ ont identifié un type de micro-ARN (acide ribonucléique) impliqué dans la mort des cellules bêta productrices d'insuline, et donc dans l'apparition du diabète. Cette maladie touche environ 380 millions de personnes dans le monde.

Le diabète de type 1 et 2 se caractérise par la mort des cellules bêta du pancréas. On ignorait toutefois jusqu'ici ce qui déclenche cette mort cellulaire, a indiqué lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué.

L'équipe de Markus Stoffel a montré sur des souris que la présence en trop grand nombre d'un micro-ARN appelé miR-200 provoque la mort des cellules bêta. Cette molécule est présente en excès chez les souris diabétiques.

Si l'on force la production de miR-200, les cellules bêta meurent rapidement, et les souris ensuite. A l'inverse, le blocage de cette molécule assure la survie des cellules, même si elles sont en situation de stress élevé, à cause de forts taux de lipides sanguins, par exemple.

Cela indique que miR-200 est manifestement capable de déclencher l'apoptose, soit la mort cellulaire, chez les cellules bêta, selon ces travaux publiés dans 'Nature Medicine'.

Trois familles de micro-ARN

Les scientifiques zurichois ont également identifié récemment plusieurs micro-ARN impliqués dans le fonctionnement de ces cellules et en particulier dans la gestion du stress cellulaire. L'un d'eux occupe une fonction importante lorsque les cellules bêta sont appelées à se multiplier en raison de besoins en insuline accrus.

Une autre famille de micro-ARN régule la quantité d'insuline produite et sécrétée, tandis que la troisième, miR-200 précisément, est responsable de la vie et de la mort des cellules bêta. Ces courts brins d'acide ribonucléique ont un potentiel thérapeutique important du fait qu'ils peuvent être désactivés par une séquence antagoniste correspondante nommée 'antagomir', ou anti-miR.

/ATS


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