Ballottage général dans l'élection au Gouvernement

Le 1er tour de l'élection au Gouvernement jurassien a débouché dimanche sur un ballottage général ...
Ballottage général dans l'élection au Gouvernement

Le 1er tour de l'élection au Gouvernement jurassien a débouché dimanche sur un ballottage général. Le ministre PDC Martial Courtet termine en tête. Des cinq ministres sortants en course, c'est le PCSI David Eray qui réalise le plus mauvais score avec sa 6e place.

Les quatre premiers terminent dans un mouchoir de poche. Le PDC Martial Courtet arrive en tête avec 11'516 voix (43,6%). Il devance dans l'ordre la socialiste Nathalie Barthoulot avec 11'401 voix (43,2%), la seconde socialiste Rosalie Beuret Siess avec 11'135 voix (42,2%) et le PLR Jacques Gerber avec 11'008 voix (41,7%).

Le second candidat du PDC Stéphane Babey arrive à la 5e place avec 7721 voix (29,2%). Le ministre PCSI David Eray occupe la 6e place avec 6987 voix (26,5%). La participation a atteint 47,5%.

Le PDC reste donc toujours en course pour regagner son 2e siège à l'exécutif perdu en mars lors de l'élection complémentaire. Lors du second tour le 8 novembre, l'attention se portera sur la lutte entre le ministre chrétien-social indépendant (PCSI) David Eray et le second candidat du PDC Stéphane Babey.

C'est la première fois que le PDC Jura partait aux élections avec deux candidats seulement, lui qui avait compté jusqu'à trois ministres au sein du gouvernement de 1993 à 2002. En lançant ce ticket, le parti ne voulait pas courir le risque de disperser des suffrages.

Siège du ministre PCSI en danger

A l'issue de ce 1er tour, c'est le siège du ministre PCSI David Eray qui semble être le plus menacé. Certains de ses dossiers ont été contestés par une partie de la population, comme la géothermie profonde ou les éoliennes.

'C'est un résultat que nous attendions', a déclaré le ministre PCSI aux représentants de la presse. 'Je suis dans le peloton et je suis satisfait de ce résultat', a-t-il souligné. Dans un canton où les réflexes régionalistes sont forts, l'élu pourra compter au second tour sur les voix des électeurs de son fief des Franches-Montagnes.

Les cinq ministres qui briguent un nouveau mandat semblent avoir bénéficié de la prime aux sortants. Ils reconnaissent aussi que cet atout a été accentué par leur gestion de la crise du Covid-19. Le gouvernement, et en particulier le ministre PLR de la santé et de l'économie Jacques Gerber, sort renforcé de la crise malgré une hausse des cas ces derniers jours.

Les six premiers candidats ont creusé un écart important avec les sept autres candidats. Nouveaux-venus sur la scène cantonale, les Vert'libéraux n'ont pas réussi à jouer les trouble-fête. Emilie Moreau se place à la 11e place avec 2705 suffrages. Son colistier Alain Beuret termine au dernier rang avec 1977 suffrages.

Pas de surprise des Verts

Les Verts, devenus 3e parti du canton du Jura au lendemain des élections fédérales de 2019, n'ont pas réussi à créer la surprise. Céline Robert-Charrue Linder décroche une 7e place avec 3662 suffrages et Vincent Schmitt arrive au 8e rang avec 3152 suffrages.

Les deux candidats de l'UDC n'ont pas non plus réussi à se hisser dans le peloton de tête. Didier Spies au 9e rang avec 2898 suffrages. Sa colistière se place au 10e rang avec 2711 voix. Candidat de la gauche alternative CS-POP, Francisco Pires se classe 12e avec 2232 suffrages.

Campagne sous le signe du Covid-19

En raison de la recrudescence des contaminations au Covid-19, la plupart des partis avaient annulé leur stamm. C'est d'ailleurs toute la campagne électorale qui s'est déroulée dans un contexte pour le moins particulier avec les mesures sanitaires. Les candidats ont dû modifier leur approche en renonçant aux poignées de main.

Les prétendants à un siège au gouvernement ou au parlement n'ont pas pu faire campagne lors des manifestations emblématiques du canton du Jura comme le Marché Concours national de chevaux à Saignelégier, le Festival Chant du Gros ou lors des fêtes de village.

Résultats scrutés

Le Jura était le premier canton de Suisse romande à renouveler ses autorités depuis les élections fédérales et le début de la crise sanitaire liée au Covid-19. L'issue de ces élections suscite par conséquent un intérêt qui va bien au-delà de la région et aura valeur de test pour les partis nationaux.

/ATS
 

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