Berne devrait mettre la main au porte-monnaie pour les minorités

La Confédération devrait mettre la main au porte-monnaie pour mieux protéger les minorités ...
Berne devrait mettre la main au porte-monnaie pour les minorités

Berne devrait mettre la main au porte-monnaie pour les minorités

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

La Confédération devrait mettre la main au porte-monnaie pour mieux protéger les minorités menacées. Le Conseil fédéral a chargé mercredi la ministre de la justice Simonetta Sommaruga de faire des propositions en ce sens.

Il s’agit surtout de protéger les communautés juives mais aussi musulmanes, ainsi que d’autres minorités, qui se trouvent dans le viseur des terroristes et d’autres groupes violents. Les minorités religieuses ne sont pas les seules concernées.

Dès 2019, une aide pouvant atteindre 500'000 francs sera versée chaque année pour financer des mesures préventives dans les domaines notamment de l'information, de la sensibilisation et de l'éducation. La Confédération prendra en charge jusqu'à 50% du coût total de chaque mesure, le reste étant couvert par les cantons, les communes ou des organismes tiers.

Le Département fédéral de justice et police (DFJP) va élaborer une ordonnance qui permettra de cofinancer le renforcement de la sécurité. Le projet sera mis en consultation avant la fin de l’année.

Le DFJP devra en outre examiner, en étroite coopération avec les cantons, s'il est possible de créer une base juridique permettant à la Confédération de soutenir financièrement ou sous une autre forme les mesures actives ou passives visant à protéger les bâtiments ou les personnes.

Polémique

Une polémique est née fin 2016 après la publication d'un rapport du Service de lutte contre le racisme. Tout en estimant qu'une bonne collaboration entre les autorités à tous les niveaux de l'Etat et les organisations juives était indispensable, ce document soulignait que la Confédération ne pouvait financer les mesures de protection, faute de base légale.

L'idée que la communauté juive crée une fondation prenant en charge les frais occasionnés par ses propres mesures de sécurité a fait beaucoup de vagues. Le Conseil fédéral avait ensuite estimé que la phrase était équivoque. Ni lui, ni les auteurs du rapport ne sont de l'avis que les groupes menacés doivent assumer eux-mêmes les coûts, s'était-il justifié.

/ATS
 

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