Carnaval « illégal » d'Einsiedeln: politicien schwyzois critiqué

Le président du Centre (ex-PDC) Gerhard Pfister critique le conseiller national de son parti ...
Carnaval « illégal » d'Einsiedeln: politicien schwyzois critiqué

Carnaval

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

Le président du Centre (ex-PDC) Gerhard Pfister critique le conseiller national de son parti Alois Gmür qui a pris part au carnaval organisé illégalement lundi à Einsiedeln (SZ) en dépit de la pandémie. En soirée une cinquantaine de jeunes y ont attaqué les policiers.

Plus de 1000 personnes se sont rassemblées lundi pour marquer le début du carnaval à Einsiedeln (SZ) malgré l'annulation de l'événement et l'interdiction de rassemblement en raison de la pandémie. La foule s'est dispersée lorsque la police a commencé à distribuer des amendes à une centaine de personnes.

Bouteilles et pétards sur les policiers

Une cinquantaine de jeunes ont toutefois continué à faire la fête dans le bourg d'Einsiedeln durant la soirée. Fortement alcoolisés, ils ne se sont pas tenus aux règles en vigueur contre le coronavirus. Lorsque la police a voulu les disperser, ils ont lancé des bouteilles en verre et des pétards sur les forces de l'ordre, avant que le rassemblement ne soit finalement dissout.

La police a infligé une interdiction de périmètre à plus de 40 personnes. Elle a aussi interpellé deux personnes pour passer la nuit au poste afin de dégriser. L'une d'entre elles a commis un acte de vandalisme. Les forces de l'ordre ont dû intervenir dans tout le canton de Schwyz pour disperser des carnavaliers récalcitrants, indique la police mardi.

Alois Gmür remis à l'ordre par ses pairs

Dans ce contexte, Gerhard Pfister n'a pas épargné son collègue Alois Gmür. La participation du politicien schwyzois au rassemblement sauvage d'Einsiedeln ne reflète pas la position du parti, indique le président du Centre et conseiller national zougois.

Alois Gmür est, en tant que membre de la Chambre du peuple, une personnalité publique, rappelle Gerhard Pfister dans le Blick et le Tages-Anzeiger. Il doit donc montrer l'exemple. Le comportement de M. Gmür ne correspond pas aux mesures mises en place en raison du coronavirus.

La cheffe du groupe parlementaire du Centre, Andrea Gmür, abonde dans le même sens. La folie du carnaval ne doit en rien justifier cette attitude. Alois Gmür est responsable de son propre comportement, a-t-elle souligné.

/ATS
 

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