Cédric Wermuth veut une Suisse plus proche de l'Europe

Le co-président du parti socialiste, Cédric Wermuth, a appelé la Suisse à se rapprocher de ...
Cédric Wermuth veut une Suisse plus proche de l'Europe

Cédric Wermuth veut une Suisse plus proche de l'Europe

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le co-président du parti socialiste, Cédric Wermuth, a appelé la Suisse à se rapprocher de l'UE. Il a fustigé la position suisse sur l'accord-cadre et demande au gouvernement de 'mettre le cap sur une plus grande intégration en Europe'.

'La lutte pour une meilleure protection salariale et un service public décent est une lutte européenne', a lancé le conseiller national argovien samedi lors de l'Assemblée virtuelle des délégués du PS. Le parti veut une Suisse 'qui s’éloigne de la voie de garage européenne qu’elle a prise'.

'La Suisse ne sait plus vraiment ce qu'elle veut réellement en Europe', a-t-il déclaré. Le co-président du parti socialiste a appelé la Suisse à abandonner 'son étroitesse d'esprit' sur la directive dite de libre circulation. M. Wermuth juge 'raisonnable', 'l'égalité de traitement des citoyens européens en Suisse, y compris en matière de protection contre la pauvreté'.

Accord-cadre 'inacceptable'

L'Union européenne doit en contrepartie garantir à la Suisse la protection des salaires et de ses services publics, a-t-il indiqué. L'accord-cadre, tel que présenté pour l'instant est 'simplement inacceptable'.

'Il ne s'agit pas de tactique ou de positionnement de parti, mais de l'essence même de ce que signifie être un social-démocrate : défendre le droit à des salaires et des revenus décents, pour tous ceux qui vivent ou travaillent ici, d'où qu'ils viennent', a déclaré M. Wermuth

L'accord institutionnel n'est pas assez ambitieux, selon M. Wermuth. Il a fait part de ses voeux pour une participation accrue de la Suisse à l'Union européenne: 'Nous voulons que la Suisse participe au Green New Deal européen. Nous voulons que la Suisse participe aux programmes d’investissements européens de l’après-Covid-19, nous voulons coopérer sur les questions fiscales, sur l’extension de la protection du travail'.

La question cruciale pour la gauche est simple selon Cédric Wermuth: 'L'Europe serait-elle meilleure sans l'Union? La réponse à cette question est aussi simple que la question elle-même: non. Ne serait-ce que parce que les défis de notre époque ont objectivement dépassé depuis longtemps les frontières de l'État-nation', a-t-il déclaré.

/ATS
 

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