Condamné pour le casse manqué d'un bureau de change

Le Tribunal correctionnel de Genève a condamné mercredi un Français de 46 ans à 5 ans de prison ...
Condamné pour le casse manqué d'un bureau de change

Condamné pour le casse manqué d'un bureau de change

Photo: Keystone

Le Tribunal correctionnel de Genève a condamné mercredi un Français de 46 ans à 5 ans de prison pour sa participation, en 2013, au braquage manqué d'un bureau de change Migros, à Chêne-Bourg. Le prévenu a en revanche été acquitté pour un autre casse commis en 2009.

La faute de l'accusé est très lourde, a souligné la présidente du Tribunal correctionnel Isabelle Cuendet. Le Lyonnais, un habitué de la justice, condamné maintes fois en France, a agi par appât du gain. Il a fait preuve d'un grand professionnalisme et a préparé minutieusement le coup avec ses complices.

La tentative de braquage a été particulièrement violente. Les malfrats ont utilisé une voiture pour défoncer l'entrée de l'agence et les guichets qui se trouvaient au fond de la salle d'accueil. L'attaque s'était produite un samedi matin, juste avant l'ouverture du bureau de change.

Les braqueurs, lourdement armés, sont toutefois repartis bredouilles. Deux gendarmes qui étaient de permanence au poste de police de l'autre côté de la rue sont intervenus et les ont interrompus dans leur action. Le prévenu a été arrêté à Genève, quelques semaines après le casse avorté.

Il a tout nié

Pendant son procès, l'accusé a nié avoir pris part au casse. Il a juste avoué avoir volé les voitures dont se sont servis les malfrats. Le tribunal a admis que la présence du prévenu au moment de l'attaque n'a pas pu être prouvée. Aucune trace de son ADN n'a été retrouvée sur les lieux et personne ne l'a reconnu.

En revanche, les juges ont estimé qu'il existait des éléments qui attestaient que le prévenu était bien membre de la bande qui a fait le coup. Il a laissé son ADN sur la voiture-bélier et sa présence la veille du braquage dans les environs de Genève ne fait aucun doute aux yeux du tribunal. La voiture qu'il conduisait avait notamment été repérée à une douane.

Les juges sont aussi convaincus que le prévenu, qui ne possédait pas un téléphone portable personnel, a utilisé des appareils appartenant à ses connaissances depuis la France voisine, peu avant et peu après le casse manqué, pour envoyer des texto. Il a notamment échangé des messages avec une amie qui l'hébergeait parfois dans son appartement, à Genève.

Les nombreux antécédents judiciaires du prévenu n'ont pas joué en sa faveur. L'homme à un profil de quasi professionnel dans son domaine, a ainsi relevé le Tribunal correctionnel.

Acquitté pour le casse de 2009

L'accusé n'a en revanche pas été reconnu coupable d'un braquage similaire commis au détriment d'un bureau de change Migros, à Plan-les-Ouates, en 2009. Le tribunal a estimé que les éléments à sa disposition n'étaient pas suffisants pour prouver une quelconque implication du prévenu dans cette affaire et qu'un doute sérieux et insurmontable existait. Les bandits étaient repartis avec 2 millions de francs.

/ATS


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