Confirmation de la présence du moustique-tigre à Genève

Après le Tessin, Bâle, Zurich et plus récemment Schaffhouse, c'est au tour du canton de Genève ...
Confirmation de la présence du moustique-tigre à Genève

Confirmation de la présence du moustique-tigre à Genève

Photo: KEYSTONE/ARBEITSGRUPPE MUEKEN TI/STR

Après le Tessin, Bâle, Zurich et plus récemment Schaffhouse, c'est au tour du canton de Genève de signaler l'apparition du moustique-tigre sur son territoire. L'insecte, originaire d'Asie orientale, connaît depuis plusieurs années une expansion inarrêtable en Europe.

Le moustique-tigre est une espèce envahissante particulièrement indésirable, indique vendredi l'administration cantonale. L'animal pique en effet aussi le jour. Pour se reproduire, il apprécie particulièrement les espaces habités. La femelle a l'habitude de pondre ses oeufs dans de petites accumulations d'eau temporaires.

Les flaques urbaines éphémères, les soucoupes de pots de fleurs, les bâches, et tout autre objet pouvant contenir de petites quantités d'eau constituent un environnement favorable à la reproduction de l'insecte. Dans les plans d'eau naturels, les larves n'ont pas la possibilité de se développer à cause des prédateurs.

Au-delà du fait de piquer et de provoquer des démangeaisons, le moustique-tigre peut aussi potentiellement être vecteur de maladies exotiques comme la dengue, le zika et chikungunya. Sous nos latitudes, le risque est quasi nul. Il faudrait en effet qu'un moustique pique préalablement une personne déjà atteinte.

L'insecte ne vole que sur quelques centaines de mètres. Il a réussi à se propager dans de nombreuses parties du monde en tirant parti des transports internationaux, jouant au passager clandestin, et en profitant du réchauffement climatique en cours. En Suisse, le moustique-tigre a fait son apparition au Tessin en 2003.

D'après les expériences accumulées, seule une action sur les sites de ponte peut freiner la progression du moustique-tigre, relèvent les départements de la santé et du territoire. Il est donc conseillé de limiter autant que possible les petites accumulations d'eau temporaires dont il pourrait profiter pour se reproduire.

/ATS
 

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