Deux ans avec sursis pour le prévenu

Deux ans de prison avec sursis: c'est la peine dont a écopé le jeune Egyptien conducteur de ...
Deux ans avec sursis pour le prévenu

Deux ans avec sursis pour le prévenu

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Deux ans de prison avec sursis: c'est la peine dont a écopé le jeune Egyptien conducteur de la voiture qui avait chuté dans un ravin à Caux (VD) l'an dernier. L'un des passagers, étudiant à l'Ecole hôtelière de Glion, avait perdu la vie dans l'accident.

Lors du procès en septembre, le procureur Hervé Nicod a demandé une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme, a-t-il indiqué à Keystone-ATS, revenant sur une information de 20 minutes. La Cour a considéré que vu l'absence d'antécédents et son jeune âge, le pronostic était favorable et qu'il avait droit à un sursis intégral.

Ayant produit des certificats médicaux, le prévenu a été jugé en son absence. Il était représenté par son avocat. Sa peine a été assortie de 1000 francs d'amende et de 16'000 francs de frais de justice.

Ivre au volant

Le jeune homme de 19 ans était renvoyé pour homicide par négligence, violations des règles de circulation, ivresse au volant et dénonciation calomnieuse. Les faits s'étaient produits fin mai 2017.

Six étudiants de l'école avaient pris place à bord de la voiture qui avait plongé dans un ravin, sur une route étroite et sinueuse des hauts de Montreux. L'un d'entre eux, un Costaricain de 19 ans, avait péri. Les cinq autres occupants, originaires du Liban, d'Egypte, d'Allemagne et des Pays-Bas, avaient été légèrement blessés.

Fausse version

Dans un premier temps, trois des jeunes gens s'étaient entendus pour donner une fausse version à la police. Ils avaient prétendu que le conducteur était l'un des étudiants qui n'avait pas bu. Le vrai conducteur avait ensuite rapidement quitté la Suisse et n'avait pas répondu aux convocations. Le procureur avait finalement eu de ses nouvelles.

La justice a par ailleurs condamné les deux étudiants qui avaient tu le nom de celui qui était au volant, l'un pour dénonciation calomnieuse, l'autre pour induction de la justice en erreur. Les deux ont écopé de 90 jours-amende avec sursis.

/ATS
 

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