Erwin Sperisen recourt devant la Cour des droits de l'homme

Erwin Sperisen a saisi la Cour européenne des droits de l'homme (Cour EDH). Les avocats de ...
Erwin Sperisen recourt devant la Cour des droits de l'homme

Erwin Sperisen recourt devant la Cour des droits de l'homme

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Erwin Sperisen a saisi la Cour européenne des droits de l'homme (Cour EDH). Les avocats de l'ancien chef de la Police nationale du Guatemala (PNG) condamné à 15 ans de réclusion ont envoyé à fin mai une requête à Strasbourg.

L'information diffusée mardi matin par la RTS est confirmée par Me Giorgio Campa, qui assure la défense d'Erwin Sperisen avec Me Florian Baier. Dans leur mémoire, les avocats demandent à la cour de constater que la condamnation de leur client a violé le droit à un procès équitable garanti par la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).

Les deux hommes de loi invoquent principalement le non-respect de la présomption d'innocence. Ils rappellent que leur client, qui aura 50 ans le 27 juin, a été condamné en novembre 2019 par le Tribunal fédéral à 15 ans de détention pour complicité d'assassinat. Or l'auteur principal a été définitivement acquitté en 2013.

Autres griefs

Traduit devant un tribunal de première instance autrichien, Javier Figueroa, l'adjoint de Sperisen à la tête de la PNG a été en effet libéré. Et le verdict n'a pas été contesté par un appel.

Les avocats contestent aussi l'impartialité des juges aussi bien à Genève qu'au Tribunal fédéral. Enfin, ils déplorent le choix des témoins entendus par la justice suisse: des témoins à décharge n'auraient pas été entendus.

La requête auprès de la Cour EDH a été assortie d'une demande de traitement prioritaire. Les deux défenseurs estiment qu'il y a urgence vu que leur client est détenu à Thorberg (BE), ce qui constitue un cas de privation de liberté consécutif à la violation des droits protégés par la CEDH.

Erwin Sperisen a été condamné en avril 2018, à Genève, à 15 ans de prison pour avoir participé à l'exécution de sept détenus lors de la reprise du pénitencier de Pavon par les forces de sécurité guatémaltèques après une mutinerie en 2006. Le Tribunal fédéral a confirmé ce jugement le 14 novembre 2019.

/ATS
 

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