Etape vers l'éligibilité des étrangers dans le canton de Neuchâtel

L'octroi du droit d'éligibilité des étrangers au niveau cantonal pourrait se concrétiser à ...
Etape vers l'éligibilité des étrangers dans le canton de Neuchâtel

Etape vers l'éligibilité des étrangers dans le canton de Neuchâtel

Photo: Keystone

L'octroi du droit d'éligibilité des étrangers au niveau cantonal pourrait se concrétiser à Neuchâtel. Le Grand Conseil a accepté mardi cet élargissement des droits politiques à une nette majorité. Le dernier mot reviendra au peuple.

Le Parlement neuchâtelois a accepté par 65 voix contre 47 le décret portant la modification de la constitution cantonale. Une deuxième lecture doit encore avoir lieu. Si les députés confirment leur décision, le peuple sera appelé à se prononcer sur cette question.

'Neuchâtel a toujours été un précurseur et on ne peut que s'en féliciter', a souligné le conseiller d'Etat Alain Ribaux. La gauche et des élus du PLR et des Vert'libéraux ont fait pencher la balance. Une telle extension des droits politiques serait inédite en Suisse.

Pour le Parti socialiste (PS), il s'agit d'une avancée démocratique majeure. Les opposants estiment eux qu'un étranger qui souhaite participer à la vie politique à la possibilité de se faire naturaliser. Opposée au projet, l'UDC a dit attendre le verdict du peuple.

Les étrangers concernés doivent être détenteurs d'un permis C et être établis depuis au moins cinq ans dans le canton. Le projet avait été déposé en février 2015 par les groupes socialiste et PopVertsSol. La gauche entendait ainsi renforcer le modèle d'intégration neuchâtelois.

Cet objet avait été présenté et débattu en janvier dernier avant d'être renvoyé par le Grand Conseil en commission. Pour cette raison, il n'a pas donné lieu à des débats mardi.

Facteur de cohésion

Les étrangers résidant dans le canton ont le droit de vote communal et cantonal. En 2007, la population a accepté de leur octroyer le droit d'éligibilité sur le plan communal. En revanche, près de 60% des votants avaient alors refusé d'accorder l'éligibilité cantonale.

Aucun impact négatif n'a été constaté au fil de ces extensions des droits civiques, relève le Conseil d'Etat. Au contraire, cela favorise le sentiment d'appartenance et de responsabilité, de même que l'intégration et la cohésion sociale.

/ATS


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