Etude utile mais tardive sur les abus sexuels à l'Institut Marini

Plusieurs personnes directement ou indirectement concernées assistaient à la présentation de ...
Etude utile mais tardive sur les abus sexuels à l'Institut Marini

Etude utile mais tardive sur les abus sexuels à l'Institut Marini

Photo: Keystone

Plusieurs personnes directement ou indirectement concernées assistaient à la présentation de l'enquête sur les maltraitances et abus sexuels à l'Institut Marini. Pour elles, cette étude est 'utile, mais elle arrive tard et beaucoup de questions restent sans réponse'.

Cette étude reprend 'mot pour mot' ce qui avait déjà été dit 10 ans avant que lui-même ne soit violé pendant six ans, raconte Jean-Louis Claude, ancien pensionnaire de Marini et instigateur de l'enquête. 'Cette étude, c'est le début du début. Je n'attends pas de merci, pas de pardon. Les faits sont là', ajoute-t-il. 'Il y a eu un tel irrespect des enfants!'

Sans animosité, mais avec émotion, M. Claude évoque son cheminement après toutes ces années d'abus: 'Il a fallu 40 ans pour que je me comprenne. C'est un cheminement immensément long, immensément triste.' S'adressant directement à l'évêque Mgr Morerod, avec qui il a eu plusieurs entretiens, il lance: 'J'aimerais dire une prière, mais je ne peux plus prier, vénérer cette Eglise.'

'Sortir du silence'

Président du groupe SAPEC (Soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse), Jacques Nuoffer évoque 'l'enfermement' de l'abusé, 'quand on ne peut se confier à personne'. Il souligne l'importance pour les victimes de 'sortir du silence'.

Pour cela, la Commission d'écoute, de conciliation, d'arbitrage et de réparation (CECAR) 'donne une possibilité supplémentaire aux victimes' en quête de réparation. La CECAR est une instance neutre, à laquelle l'Eglise prend part aux côtés de victimes et personnalités indépendantes, selon l'évêché.

M. Nuoffer salue l'étude menée sur l'Institut Marini. Mais 'il faut développer ces recherches, il y a encore beaucoup de questions qui restent sans réponse'.

Enfin, le représentant d'une association de victimes est intervenu de façon intempestive. Il a exprimé son courroux face à une étude qui ne mentionne pas les histoires d'abus sexuels au sein de plusieurs autres institutions religieuses dans le canton. Il a dit représenter 400 personnes.

/ATS


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