Ex-otage suisse au Pakistan privé d'indemnités journalières

Victime d'un stress post-traumatique, un policier bernois capturé avec son amie par des Talibans ...
Ex-otage suisse au Pakistan privé d'indemnités journalières

Ex-otage suisse au Pakistan privé d'indemnités journalières

Photo: Keystone

Victime d'un stress post-traumatique, un policier bernois capturé avec son amie par des Talibans pendant un voyage au Pakistan en 2011 n'aura pas droit aux indemnités journalières de l'assurance accidents. Le Tribunal fédéral juge qu'il a pris un risque téméraire.

Les deux touristes suisses avaient été pris en otage par des Talibans alliés à Al-Qaïda. Ils voyageaient en camping-car dans les territoires du nord du Pakistan.

Après avoir renoncé à une escorte armée, ils avaient été enlevés. Huit mois plus tard, ils étaient parvenus à échapper eux-mêmes aux ravisseurs. De retour en Suisse, l'homme s'était retrouvé dans un état de stress post-traumatique et avait demandé des indemnités journalières.

Déconseillé

par le DFAE

Son assurance accidents avait refusé, considérant que le couple avait commis un 'acte téméraire absolu' en entreprenant un voyage au nord du Pakistan alors que, depuis 2008, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) déconseille formellement de se rendre dans cette région en raison du risque élevé d'enlèvements et d'attaques.

Confirmant un veto du Tribunal des assurances du canton de Soleure, le TF rejette le recours du policier, âgé de 35 ans. En se rendant au nord du Pakistan, il était prêt à accepter sciemment de graves dangers. Peu importe si lui et sa compagne ont une formation de policiers.

Pas de

rançon

Le cas apparaît particulièrement grave du fait que les deux touristes ont renoncé au cours de leur voyage à une escorte armée. Le refus de l'assurance accidents est donc pleinement justifié, selon le TF.

Au lendemain de la libération des deux otages, le conseiller fédéral Didier Burkhalter avait salué leur courage et affirmé qu'aucune rançon n'avait été versée. Il avait réfuté la thèse d'une rançon versée par le Pakistan et d'une éventuelle mise en scène de l'évasion du couple bernois.

/ATS


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