Grève des femmes: pas d'examens, ni de congé général

Les gymnasiens et les étudiants vaudois n'auront dans la mesure du possible pas d'examens le ...
Grève des femmes: pas d'examens, ni de congé général

Grève des femmes: pas d'examens, ni de congé général

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Les gymnasiens et les étudiants vaudois n'auront dans la mesure du possible pas d'examens le 14 juin prochain, jour de la grève des femmes. Mais pas question d'accorder un congé général au personnel de l'administration cantonale.

La présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite a expliqué mardi que l'égalité entre hommes et femmes est une préoccupation constante du gouvernement. Mais elle a rappelé que la grève du 14 juin s'inscrit dans le cadre d'une manifestation nationale. Elle ne remplit pas les conditions liées à un conflit du travail avec l'Etat de Vaud.

Conséquence: les dispositions de la Loi cantonale sur le personnel (LPers) ne s'appliquent pas. Ainsi, pas question pour l'Etat de Vaud de considérer que cette grève correspond à un congé général, a déclaré Nuria Gorrite, en réponse à une question du député Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche).

Dans l'administration cantonale, celles et ceux qui le souhaitent pourront toutefois participer à cette journée d'actions en utilisant leur marge de manoeuvre dans l'aménagement de leur temps de travail. Il est aussi possible d'utiliser ses heures supplémentaires ou de demander un congé, a suggéré Mme Gorrite.

Et les écoles

Les députés Olivier Epars (Verts) et Jean-Michel Dolivo ont attiré l'attention sur la date de la grève, agendée en pleine session d'examens. Est-il possible de renoncer aux examens ce jour-là pour permettre aux jeunes en formation et aux enseignants d'y participer ?

Le Département de la formation est intervenu auprès des directeurs d'école. Il leur a demandé de ne pas prévoir d'examens écrits et oraux ce jour-là 'dans la mesure du possible', a expliqué la conseillère d'Etat Cesla Amarelle.

Contraintes d'organisation

Le canton a demandé aux Hautes Ecoles si des dispositions étaient prévues et leur a recommandé de prendre en compte cette contrainte supplémentaire. Selon les informations reçues, ce devrait être le cas à la HEP (pédagogie) et à la HESAV (santé) notamment.

La direction de l'Université de Lausanne y est aussi favorable. La concrétisation dépendra toutefois des contraintes organisationnelles, notamment de la disponibilité des grands auditoires.

/ATS
 

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