Karin Keller-Sutter visite une entreprise formatrice de réfugiés

Depuis près d'un an, les réfugiés reconnus et les personnes admises à titre provisoire peuvent ...
Karin Keller-Sutter visite une entreprise formatrice de réfugiés

Karin Keller-Sutter visite une entreprise formatrice de réfugiés

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Depuis près d'un an, les réfugiés reconnus et les personnes admises à titre provisoire peuvent effectuer un préapprentissage d'intégration. Lundi, la ministre de justice Karin Keller-Sutter a visité une entreprise formatrice à Münchenbuchsee (BE).

Le programme pilote a pour but d'améliorer l'intégration professionnelle. Dix-huit cantons et douze associations professionnelles y participent. La première année, près de 700 réfugiés, ou admis provisoirement, se sont lancés, a annoncé lundi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).

Un an

Le préapprentissage d'intégration (PAI) dure un an. Les participants doivent acquérir les compétences pratiques, scolaires et linguistiques nécessaires à un apprentissage. Ils travaillent en général trois jours par semaine en entreprise.

Lors d’une visite lundi à l’entreprise formatrice Hegg Spenglerei à Münchenbuchsee (BE), la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter et la conseillère d’Etat bernoise Christine Häsler se sont félicitées des premiers succès engrangés dans le cadre du programme, qui s’étend sur quatre ans.

Indépendants

Avec cette solution, 'le travail vient avant l'aide sociale', a déclaré Karin Keller-Sutter à Keystone-ATS. L'objectif est que ces jeunes fassent un vrai apprentissage, qu'ils entrent dans le monde professionnel, qu'ils travaillent et qu'ils soient indépendants.

La conseillère fédérale a loué la collaboration entre les entreprises et les cantons. Pour l'économie et les PME, il n'est pas toujours facile de travailler avec des personnes issues de cultures différentes. 'Mais nous avons de bons échos', a-t-elle ajouté.

Le SEM cite des chiffres du canton de Berne: en août dernier, 105 apprentis âgés de 15 à 34 ans provenant de 16 pays différents y ont entamé un PAI dans l'une des 80 entreprises concernées. Deux tiers d'entre eux ont signé un contrat d'apprentissage. Les données pour l'ensemble de la Suisse seront disponibles vers la fin de l'année.

Le succès du programme n’est pas une évidence, note le SEM. L’engagement du monde économique reste nécessaire pour la deuxième année, qui commencera en août prochain. Des entreprises supplémentaires offrant des places de formation dans le cadre du PAI sont invitées à se mobiliser.

Elargissement prévu

A partir de 2021, le Conseil fédéral entend élargir le programme aux adolescents et jeunes adultes qui ne relèvent pas du domaine de l'asile, originaires de l'UE, de l'AELE ou d'Etats tiers. Parallèlement, les PAI seront étendus aux technologies de l'information et de la communication ainsi qu'aux soins.

L’intégration professionnelle de ces personnes réduit les coûts de l’aide sociale et renforce la cohésion sociale, écrit le SEM. Ceci profite à la fois aux migrants, aux branches, aux entreprises, aux cantons et à la Confédération.

/ATS
 

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