L'USS exige des hausses de salaire et refuse les plans d'économie

L'Union syndicale suisse (USS) va lancer une offensive pour des hausses de salaire et de meilleures ...
L'USS exige des hausses de salaire et refuse les plans d'économie

L'USS exige des hausses de salaire et refuse les plans d'économie

Photo: KEYSTONE/MARCEL BIERI

L'Union syndicale suisse (USS) va lancer une offensive pour des hausses de salaire et de meilleures rentes. Ses délégués ont également décidé vendredi de combattre les 'cadeaux fiscaux inacceptables' destinés aux gros revenus et aux grandes fortunes.

Alors que la conjoncture économique est en plein essor, les revenus des ménages font du surplace, dénonce l'USS dans un communiqué. La charge des primes d’assurance-maladie est devenue 'de plus en plus insupportable' et les salaires sont à la traîne.

La faîtière syndicale demande davantage de réductions de primes dans l'assurance-maladie, comme l'exige une initiative populaire du PS: personne ne devrait dépenser plus de 10% de son salaire pour les primes. Elle exige en outre un treizième salaire pour tout le monde. Un salarié sur six n'a en effet pas de treizième salaire, rappelle-t-elle.

L'USS appelle également de ses voeux une treizième rente AVS - objet d'une initiative qu'elle a lancée fin juin. Elle promet de combattre 'toute détérioration' dans le domaine des retraites, qu'il s'agisse du relèvement de l'âge de la retraite des femmes ou d'une baisse des rentes.

Non aux cadeaux fiscaux

C'est en revanche non aux cadeaux fiscaux pour les 'privilégiés'. Les syndicats rejettent 'clairement' et combattront 'fermement' les allégements fiscaux prévus par le Conseil fédéral et le Parlement en matière de droit de timbre, d'impôt anticipé et d'impôt fédéral direct.

La suppression du droit de timbre, acceptée par les Chambres durant la session d'été, coûterait 250 millions de francs par an, selon la gauche et les syndicats. Ceux-ci ont déposé début octobre un référendum muni de 65'000 signatures contre cette mesure. L'objet sera soumis au peuple le 13 février prochain.

Durant la session d'automne, le National a accepté une réforme de l'impôt anticipé qui prévoit la suppression de l'impôt anticipé sur les intérêts et le droit de timbre de négociation sur les obligations suisses. La gauche y est opposée. Le Conseil des Etats s'emparera du sujet durant la session d'hiver.

Développer le service public

L'USS estime par ailleurs qu'il est temps de développer et de moderniser le service public. Avec la pandémie de coronavirus, 'nous avons pu voir à nouveau et de façon impressionnante à quel point le service public est important pour la société et l'économie', souligne-t-elle.

'Mais comme si aucune leçon n'avait été tirée des crises passées et actuelles, le service public doit faire face à de nouvelles attaques', ajoute le communiqué. L'USS cite notamment la privatisation de Postfinance et la libéralisation totale du marché de l'électricité.

Ou encore le 'Financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires', par lequel le gouvernement et le National 'entendent laisser le pilotage du financement de la santé dans les mains de l'économie privée'. Les syndicats 'continueront à s'opposer avec véhémence à tous ces projets de démantèlement', avertit-elle.

Soutien aux employés de Smood

Dans une résolution, les délégués de l'USS ont apporté leur soutien au personnel de l'entreprise de livraison de repas à domicile Smood, en grève dans de nombreuses villes de Suisse romande. Ils ont en outre protesté contre la suppression par La Poste des bons d'achat pour les retraités. Cette baisse de prestation annuelle de 200 francs n'est pas acceptable.

/ATS
 

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