L'initiative populaire pour le don d'organes a été déposée

L'initiative populaire 'Pour sauver des vies en favorisant le don d'organes' a été remise vendredi ...
L'initiative populaire pour le don d'organes a été déposée

L'initiative populaire pour le don d'organes a été déposée

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

L'initiative populaire 'Pour sauver des vies en favorisant le don d'organes' a été remise vendredi à la Chancellerie fédérale à Berne avec 113'000 signatures valides. Elle demande que toute personne devienne donneuse d'organes tant qu'il n'y a pas de refus explicite.

Les initiants de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Riviera avaient recueilli plus de 145'000 signatures au total pour cette initiative en faveur du don d'organes, prévoyant une modification constitutionnelle fondée sur le principe du consentement présumé. Le texte suppose que 'la personne décédée consentira au don d'organes si elle ne s'y est pas opposée de son vivant ou si ses proches ne stipulent pas qu'elle a refusé de donner ses organes'.

'Le fait qu'un si grand nombre de citoyens aient signé montre que la question doit être soumise à la population, a déclaré Julien Cattin, président du comité de l'initiative, en présence du conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard. 'Nous sommes convaincus que le consentement présumé peut contribuer à raccourcir la liste d'attente pour un organe sans mettre en danger la liberté de choix de chacun', affirme-t-il.

La JCI est une fédération mondiale de jeunes citoyens âgés de 18 à 40 ans, avec plus de 200'000 membres. La section Riviera est l'une des septante organisations locales du mouvement en Suisse. Elle compte une cinquantaine de membres. L'initiative a été lancée en 2017 et est notamment soutenue par la Fondation nationale pour le don et la transplantation d'organes Swisstransplant.

Registre national

Si la question du don d'organes se pose, seules 5% des personnes décédées ont déposé leur décision et seul un tiers environ des proches connaissent les souhaits de la personne décédée. 'La préoccupation centrale des spécialistes est de réaliser ce souhait. Les personnes qui ne souhaitent pas faire don de leurs organes peuvent l'inscrire dans un registre national', explique le professeur Franz Immer, directeur de Swisstransplant.

Parallèlement à l'initiative populaire, Swisstransplant a fait un pas de plus vers l'amélioration des dons d'organes. Elle a lancé un registre national des donneurs le 1er octobre 2018. Les personnes âgées de 16 ans et plus peuvent y indiquer si elles veulent ou non donner leurs organes, même sans carte de donneur. Fin 2018, environ 44'000 personnes étaient inscrites, selon la fondation.

En Suisse, chaque semaine, deux à trois personnes décèdent faute d'organes disponibles. Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation. La Suisse compte 14,2 donneurs décédés par million d'habitants par an (moyenne 2012-2016). C'est deux fois moins que la France, l'Autriche ou l'Italie, des pays qui pratiquent déjà le consentement présumé.

/ATS
 

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