La DDC met en avant ses projets dans le domaine de l'eau

Grâce à la Suisse, près de huit millions de personnes dans le monde ont un meilleur accès à ...
La DDC met en avant ses projets dans le domaine de l'eau

La DDC met en avant ses projets dans le domaine de l'eau

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Grâce à la Suisse, près de huit millions de personnes dans le monde ont un meilleur accès à l'eau potable. La gestion de l'eau est l'un des domaines d'action mis en avant cette année par la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Confédération.

Les réserves d'eau mondiales sont mises sous pression en raison du changement climatique, de l'augmentation de la population, de la surconsommation et des rythmes de production, a relevé mardi la DDC à l'occasion de sa conférence de presse annuelle. Les besoins augmentent alors que les ressources diminuent.

Actuellement, 844 millions de personnes n'ont pas accès à un service de base pour l'eau potable. Chaque jour, 1000 enfants de moins de cinq ans en meurent. Selon les prévisions de l'ONU, l'eau va manquer à 1,8 milliard de personnes d'ici 2025, a indiqué le directeur de la DDC Manuel Sager.

La Suisse a une expertise et un savoir-faire dans le domaine de l'eau. Elle est une part du problème, mais elle peut aussi être une partie de la solution, selon lui. Son expérience de la gestion transfrontalière des eaux peut contribuer à trouver des solutions dans d'autres régions.

Secteur privé

La DDC est aussi active dans de nombreux projets de coopération liés à l'eau en favorisant l'accès des populations des zones rurales à l'eau potable et à des services d'assainissement de base. Elle a notamment permis l'accès direct à l'eau potable à 35'000 réfugiés syriens grâce à la construction d'une station d'alimentation en eau.

La DDC travaille aussi avec le secteur privé pour trouver des solutions. Les investissements privés dans les installations transfrontalières est l'une des pistes qu'elle encourage.

L'hydro-diplomatie est aussi mise en avant. Une bonne gestion de l'eau peut aussi être un moyen de prévention contre les conflits potentiels, a expliqué Danilo Türk, ancien président de la Slovénie et défenseur de l'initiative Blue Peace, soutenue par la Suisse.

Conflits évitables

Les tensions autour de sources d'eau sont réelles, notamment au Darfour ou dans la région du Lac Tchad, et même en Syrie. La promotion de la coopération transfrontalière en matière d'eau peut aider à régler les problèmes de manière pacifique, selon lui. Les causes d'un conflit ne sont pas nécessairement visibles dès le début, mais il arrive qu'ils soient évités si les problèmes autour de l'eau sont réglés en amont.

Cette initiative rejoint les priorités de la DDC, a estimé Manuel Sager. Elle continuera à mettra l'accent sur la réduction de la pauvreté, la préservation des ressources naturelles, le développement du potentiel du secteur privé.

Le message pour la période de 2021 à 2024, présenté par le Conseil fédéral en novembre dernier, s'y attellera. Il vise aussi à renforcer les liens entre politique migratoire et coopération internationale en abordant les causes des conflits.

Consultation à venir

A l'avenir, la DDC devrait se focaliser sur quatre régions: l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l'Afrique subsaharienne, l'Asie et l'Europe de l'Est. Les moyens affectés actuellement dans des pays à revenus moyens en Amérique latine et en Asie de l'Est seront réaffectés à ces régions.

Pour la première fois, le message fera l'objet d'une procédure de consultation facultative. Elle se tiendra de mai à août.

/ATS
 

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