La Suisse associée à une sécurité accrue des frontières extérieures

La Suisse doit contribuer à la meilleure protection des frontières extérieures de l'espace ...
La Suisse associée à une sécurité accrue des frontières extérieures

La Suisse associée à une sécurité accrue des frontières extérieures

Photo: Keystone

La Suisse doit contribuer à la meilleure protection des frontières extérieures de l'espace Schengen. La commission compétente du National souscrit au projet de reprise et la mise en oeuvre du nouveau règlement européen. Mais elle veut limiter la facture.

Le règlement sur le nouveau Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes vise à répondre à la pression migratoire. Selon les estimations, 1,5 million de personnes ont franchi illégalement les frontières extérieures de l'UE entre janvier et novembre 2015. La protection renforcée devra être assurée par l'Agence de protection des frontières Frontex et les autorités nationales.

La Suisse n'est pas directement concernée par une action urgente en cas de crise. Elle ne possède aucune frontière extérieure terrestre ou maritime et dispose d'une bonne surveillance dans ses aéroports internationaux. Mais elle sera tenue de participer à des opérations sur le territoire d'un autre Etat Schengen.

Le projet aura des implications dans le domaine des retours forcés. Frontex assumera une plus grande responsabilité dans le retour de migrants dans leurs pays de provenance. L'agence soutiendra par exemple les Etats Schengen en finançant des vols communs ou en organisant ses propres opérations.

Critiques

Les oppositions viennent de gauche et de droite. Une minorité de la commission de la politique de sécurité (10 voix contre 13) refuse totalement le projet estimant qu'il ne permettra ni d’améliorer la situation des réfugiés et des requérants d’asile ni de garantir le respect des droits de l’homme, ont indiqué mardi les services du Parlement.

Une autre minorité veut retourner sa copie au Conseil fédéral pour qu'il précise que l’objectif principal est de prévenir le franchissement illégal de la frontière aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Ce but est déjà assez clairement exprimé, selon la majorité.

Facture à limiter

La facture helvétique devrait tripler d'ici 2020. Selon les estimations du Conseil fédéral, elle devrait passer progressivement de 4,6 millions d'euros en 2015 à 14,2 millions en 2020. Ce n'est pas du goût d'une courte majorité de la commision. Par 12 voix contre 10 et 2 abstentions, elle propose de limiter la facture à 12 millions de francs.

Par 18 voix contre 4, la commission propose également de préciser que l'engagement prévu de gardes-frontière suisses en faveur de l'agence européenne ne devait pas se faire au détriment de la surveillance des frontières helvétiques.

/ATS
 

Actualités suivantes