La Suisse dans le trio de tête pour le temps partiel

Le temps partiel augmente en Suisse. En 2017, 1,7 million de personnes avaient un emploi de ...
La Suisse dans le trio de tête pour le temps partiel

La Suisse dans le trio de tête pour le temps partiel

Photo: KEYSTONE/ANDREE-NOELLE POT

Le temps partiel augmente en Suisse. En 2017, 1,7 million de personnes avaient un emploi de moins de 90%, soit un tiers des personnes actives. Au niveau européen, le pays occupe la deuxième place en termes de temps partiel, derrière les Pays-Bas.

Au 2e trimestre 2017, 36,7% des personnes actives occupées travaillaient à temps partiel, ce qui représente une hausse de 8,4 points de pourcentage par rapport à 20 ans plus tôt, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Seuls les Pays-Bas dépassent la Suisse avec un taux de 50,7%. Au niveau européen, une personne sur cinq travaille à temps partiel.

Dans les pays limitrophes de la Suisse, on observe en Autriche (28,7%) et en Allemagne (28,2%) des parts bien plus élevées qu'en France (18,8%) et en Italie (18,7%). La part du temps partiel est la plus basse en Bulgarie (2,4%), en Hongrie (4,8%) et en Croatie (5,6%).

Sans surprise, le temps partiel est partout plus élevé chez les femmes que chez les hommes. En Suisse, il atteint 59% chez les premières contre 17,6% pour les seconds. Mais la proportion du temps partiel a augmenté plus fortement chez les hommes au cours des 20 dernières années (+9 points, contre +5,4 points chez les femmes).

Chez les femmes, la garde d'enfants en bas âge est le motif le plus souvent invoqué pour un travail à temps partiel (82,3% contre 13,4% chez les pères dans la même situation).

Le temps partiel est le plus répandu dans le secteur des services. Plus de la moitié des personnes actives occupées travaillent à temps partiel dans les branches économiques 'arts, loisirs, ménages privés et autres' (62,8%), 'enseignement' (59,1%) et 'santé et action sociale' (55,2%).

Discriminatoire

Le travail à temps partiel va continuer à augmenter avec la croissance des services et la numérisation, avertit le syndicat Travail.Suisse. 'Il devient urgent que le monde politique reconnaisse la réalité du travail à temps partiel et fasse cesser les discriminations qu'encourent les personnes concernées', selon Gabriel Fischer, secrétaire syndical.

Le temps partiel a en effet un impact financier négatif sur les rentes du 2e pilier. Il réduit en outre les chances de carrière, les augmentations de salaire ou le soutien à la formation. Compte tenu des difficultés actuelles pour les familles avec enfants, il y a proportionnellement trop de travail à temps partiel, estime Travail.Suisse.

/ATS
 

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