La Suisse mise à l'écart: un désastre, selon Joël Mesot

Le nouveau président de l'EPFZ redoute une nouvelle crise pour la recherche helvétique à cause ...
La Suisse mise à l'écart: un désastre, selon Joël Mesot

La Suisse mise à l'écart: un désastre, selon Joël Mesot

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Le nouveau président de l'EPFZ redoute une nouvelle crise pour la recherche helvétique à cause des tensions avec l'Union européenne (UE). Une déconnexion de la Suisse serait 'un désastre', affirme Joël Mesot.

'Oui, nous nous faisons beaucoup de soucis pour la recherche. Nous percevons des signes inquiétants, certains accords devraient être signés, mais sont suspendus. Les instances européennes attendent de voir comment la situation évolue', a déclaré Joël Mesot, qui est interviewé dimanche par Le Temps et la NZZ am Sonntag.

Pour le patron de l'EPFZ, le tableau est clair: 'Si la Suisse se trouvait à nouveau déconnectée des réseaux de recherche européens ou des fonds sur concours du European Research Council (ERC), ce serait un désastre'. Il souligne que les meilleurs chercheurs viennent en Suisse aussi parce qu'ils peuvent concourir pour les bourses ERC.

Joël Mesot annonce qu'il se rendra à Bruxelles en février pour expliquer la position de la Suisse. 'L'Union européenne reste notre premier partenaire (...) Il faut aboutir à une solution stable pour la recherche', affirme-t-il en référence aux problèmes liés à l'accord-cadre entre Berne et Bruxelles.

Casser les barrières

Le nouveau président de l'EPFZ veut par ailleurs envoyer tous les professeurs de la Haute Ecole suivre un cours de gestion du personnel. Il réagit à des cas récents de mobbing et d'abus de pouvoir dénoncés au sein de l'EPFZ et dans des universités. Plusieurs enquêtes administratives ont été ouvertes..

Autre préoccupation, les relations entre la Suisse romande et alémanique. 'Nous allons essayer, avec Martin Vetterli (président de l'EPFL), de mettre en place des bourses pour favoriser les échanges', relève Joël Mesot. Il souhaite également 'casser ces plafonds de verre', après avoir constaté la baisse du nombre de personnes provenant de milieux non-universitaires.

/ATS
 

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