La hotline 147 marche bien mais des améliorations sont possibles

La hotline 147 de Pro Juventute fonctionne bien économiquement. Mais des améliorations sont ...
La hotline 147 marche bien mais des améliorations sont possibles

La hotline 147 marche bien mais des améliorations sont possibles

Photo: Keystone

La hotline 147 de Pro Juventute fonctionne bien économiquement. Mais des améliorations sont possibles, selon un rapport commandé par l'Office fédéral des assurances sociales et publié vendredi.

Ce service gratuit propose de l’aide aux enfants et jeunes en mettant à disposition une écoute et des conseils par voie téléphonique et via les nouveaux médias (courriels, textos, chats, site web). Il est trilingue (allemand, français et italien). La hotline téléphonique est accessible 24h/24, 365 jours par an.

Les coûts sont en forte hausse depuis 2010. Celui de l'offre de base est estimé à 1,7 million de francs par an. En 2014, les comptes du 147 affichaient des charges totales de 3,235 millions et des recettes spécifiques de 1,921 million (dont 600'000 francs versés par la Confédération).

Les auteurs du rapport restent toutefois prudents face à ce déficit. Des lacunes ont en effet été identifiées dans la comptabilité. Le rapport recommande donc d'améliorer la procédure comptable.

Economies possibles

Les autres optimisations proposées portent sur les prestations. De nouvelles économies d'échelle peuvent être effectuées. Par exemple en poursuivant le développement des chats en Suisse romande et au Tessin et en utilisant des applications comme whatsApp ou skype.

Il faudrait aussi renforcer et développer les collaborations, peut-être uniquement la nuit, entre le 147 et d’autres centres d’appels au niveau de chaque région linguistique. Il serait ainsi possible de partager les charges salariales des conseillers ainsi que les coûts des équipements et des locaux.

Le 147 pourrait également transférer certains appels à des lignes qui fournissent des prestations complémentaires. Pour le suicide, on pourrait ainsi détourner les appels vers le personnel spécialisé de l’Hôpital universitaire de Genève.

Pas de fusion

Les auteurs du rapport s'opposent en revanche à la fusion des trois centres régionaux du 147. La qualité de la prestation (langue, connaissance de la région) pourrait en pâtir. Cela pourrait aussi entraîner une diminution du soutien financier aux régions francophone et tessinoise.

En revanche, il faut lutter contre les gaspillages. Il est contre-productif que le secteur public encourage ou soutienne d’autres lignes d’aide et de conseils aux enfants et aux jeunes parallèlement au 147. Ces lignes, qui en plus sèment la confusion auprès des jeunes, devraient être abandonnées.

Enfin, le rapport juge possible de réduire le temps nécessaire à la formulation des conseils par courriel (45 minutes actuellement) et par textos (30 minutes). On pourrait en effet préparer des textes types à ensuite combiner, adapter et personnaliser selon les particularités de la demande de conseil.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus