La manif sauvage aura des répercussions pour la police genevoise

La manifestation sauvage qui a eu lieu le 19 décembre dans les rues de Genève devrait avoir ...
La manif sauvage aura des répercussions pour la police genevoise

La manif sauvage aura des répercussions pour la police genevoise

Photo: Keystone

La manifestation sauvage qui a eu lieu le 19 décembre dans les rues de Genève devrait avoir des répercussions sur la politique d'engagement de la police. Le conseiller d'Etat Pierre Maudet a appelé lundi à s'adapter à une nouvelle réalité.

Le cortège de 400 personnes, dans les rangs duquel s'étaient glissés une quarantaine de membres du Black Bloc, avait occasionné sur son passage de nombreux dégâts. Des commerces avaient été vandalisés et la façade du Grand Théâtre avait fait l'objet d'un traitement particulier à l'huile de vidange de la part des casseurs.

Appréciation erronée

A la suite de ces événements, le chef du département de la sécurité et de l'économie avait demandé un rapport à la police genevoise, qui a été rendu public lundi. Les forces de l'ordre ont admis dans ce document avoir fait une erreur d'appréciation le soir du 19 décembre quant à l'ampleur de la manifestation.

Ce problème est notamment dû aux difficultés pour la police d'obtenir des informations en provenant des milieux anarchistes. Les forces de l'ordre étaient pourtant informées de la manifestation sauvage une semaine avant qu'elle ait lieu. Le magistrat souhaite que la recherche de renseignements soit améliorée.

M. Maudet ne veut en outre plus que de telles situations, où des casseurs sévissent dans les rues, ne conduisent à aucune interpellation. 'Ce sentiment d'impunité est dévastateur auprès de la population' et auprès des vandales. Le conseiller d'Etat souhaite de sérieuses adaptations dans ce domaine.

Plus de manifestants protégés

Il faut, a-t-il souligné, se donner les moyens pour se saisir des personnes. Les manifestants pacifiques, au sein desquels se cachent les casseurs, ne devraient en outre plus bénéficier d'une protection particulière. Ils doivent savoir qu'ils courent un risque de se voir opposé une réponse musclée de la police, a noté M. Maudet.

Le magistrat a toutefois souligné qu'il était impossible de garantir qu'il n'y aura pas d'autres déprédations ou d'abus lors de prochaines actions. La police doit toutefois s'adapter, comme ailleurs en Suisse, notamment à Zurich ou à Berne, deux villes qui ont été aussi le théâtre de manifestations violentes.

Le 19 décembre, la police a fait de son mieux, mais elle peut être largement perfectible dans sa capacité d'action, a conclu M. Maudet. Le magistrat a fait savoir que la justice genevoise avait ouvert une enquête à la suite de ces événements, notamment afin de déterminer si les casseurs ont profité de lieux de repli pour disparaître.

/ATS


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