La prédation en question au Muséum d'histoire naturelle de Genève

La nouvelle exposition du Muséum d'histoire naturelle de Genève décortique les mécanismes de ...
La prédation en question au Muséum d'histoire naturelle de Genève

La prédation en question au Muséum d'histoire naturelle de Genève

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

La nouvelle exposition du Muséum d'histoire naturelle de Genève décortique les mécanismes de la prédation en cassant quelques mythes au passage. A voir dès dimanche et jusqu'au 19 janvier 2020, 'Prédations' permet de mieux comprendre l'importance de la biodiversité.

'Des arguments éthiques, économiques et environnementaux alimentent les débats de société sur les régimes alimentaires avec ou sans viande, mais on n'entend pas assez les sciences naturelles sur ce sujet', a relevé jeudi Pierre-Yves Frei, chargé d'exposition. 'Prédations' amène ainsi un éclairage nouveau à cette question.

L'exposition commence avec le monde cellulaire apparu il y a 3,8 milliards d'années. 'Déjà les amibes phagocytaient les paramécies', a relevé le spécialiste. C'était déjà un acte de prédation, qui, selon une définition élaborée par le Muséum après un long débat, consiste en une relation dans laquelle un animal en tue un autre pour s'en nourrir et ainsi assurer sa survie.

Guépard ou gazelle

Plus tard, les lignées de prédateurs vont se développer et d'autres s'éteindre dans le monde animal. Une vitrine dotée de volets à manipuler présente différentes techniques de prédation, qui vont de la rapidité, au silence en passant par l'étouffement ou encore par une progéniture nombreuse.

L'exposition montre aussi que la vie d'un prédateur est 'loin d'être une sinécure'. Les chasseurs multiplient les risques, se blessent et meurent parfois. Les ratés sont fréquents et la dépense d'énergie considérable. Le public peut s'en rendre compte à travers un petit jeu. En faisant appel à un peu d'endurance, le visiteur se met dans la peau d'un guépard ou d'une gazelle.

Larve prédatrice

Les spécialistes du Muséum ont aussi créé une gigantesque tête de larve de libellule. Ce petit insecte se révèle finalement aussi bien doté pour la chasse qu'un T.rex. Grâce à son labium, une pièce buccale qu'elle peut très rapidement projeter pour capturer ses proies, la larve de libellule atteint un taux de réussite proche de 90%.

La dernière partie de l'exposition s'intéresse à l'homme en se demandant s'il est un prédateur comme un autre. Une immense table, présentée comme un 'paléobanquet', reconstitue le régime alimentaire des ancêtre de l'être humain. Un écran tactile permet de reconstituer les menus grâce au savoir des paléoanthropologues et des archéozoologues.

www.museum-geneve.ch

/ATS
 

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