La saison s'ouvre à Genève pour les pêcheurs en rivière

La pêche en rivière s'est ouverte samedi à Genève. Quelque 1000 personnes possèdent le permis ...
La saison s'ouvre à Genève pour les pêcheurs en rivière

La saison s'ouvre à Genève pour les pêcheurs en rivière

Photo: Keystone

La pêche en rivière s'est ouverte samedi à Genève. Quelque 1000 personnes possèdent le permis dans le canton pour aller taquiner truites et autres poissons qui peuplent les cours d'eau.

Le canton de Genève soigne ses cours d'eau depuis de nombreuses années, menant d'importants travaux de renaturation. Près de 100 millions de francs ont déjà été consacrés à cette politique, a relevé le conseiller d'Etat genevois Luc Barthassat, responsable du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture.

Ces actions ne suffisent cependant pas toujours à assurer le peuplement piscicole. Dans l'Aire, le maintien de la truite indigène fario est compromis, la température de l'eau étant trop élevée l'été. Dans l'Arve, cette même espèce ne trouve pas d'habitat à sa convenance pour prospérer.

Le canton de Genève serait favorable à un coup de pouce dans ces rivières. Il étudie notamment le retour de la truite arc-en-ciel, plus résistante, dans certains grands cours d'eau. La Confédération n'y est pour le moment pas favorable, craignant que cette truite ne mette en péril l'existence des espèces indigènes.

Pas de risque

Christophe Ebener, le président de la nouvelle Fédération des sociétés de pêche genevoises (FSPG), réfute cet argument avec force. La truite arc-en-ciel était encore présente à Genève dans les années 1980, avant d'être interdite. On la trouve en Allemagne et en France, sans que sa présence pose problème pour les autres poissons.

De nombreuses études ont démontré que la truite arc-en-ciel disparaît au bout de deux ans dans les cours d'eau, si elle est laissée à elle-même, a souligné M. Ebener. La truite arc-en-ciel n'occupe par ailleurs pas le même habitat que la truite indigène fario.

Les deux espèces ne sont pas en compétition, a insisté M. Ebener. Selon lui, il serait plus dangereux pour les truites indigènes sauvages d'introduire des poissons de la même espèce issus de la pisciculture, ce qui créerait une lutte entre les animaux et engendrerait des risques de croisement malheureux.

Pour M. Ebener, la truite arc-en-ciel, d'origine américaine, pourrait être introduite dans les rivières où il n'y a pas de truites indigènes. Un avis que partage le président de la Fédération suisse de pêche Roberto Zanetti, qui milite pour un assouplissement de la politique fédérale dans ce domaine.

/ATS


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