La stratégie de niche du Valais porte ses fruits

Le Valais a adopté une stratégie de niche en matière de formation tertiaire. L'option lui a ...
La stratégie de niche du Valais porte ses fruits

La stratégie de niche du Valais porte ses fruits

Photo: Keystone

Le Valais a adopté une stratégie de niche en matière de formation tertiaire. L'option lui a réussi. Les étudiants valaisans sont, en Valais, moins nombreux que leurs collègues d'autres cantons.

Le Valais n'est pas un canton universitaire. En matière de formation tertiaire, il doit attirer des étudiants hors canton pour atteindre une masse critique suffisante. Certaines filières, comme le tourisme, les énergies ou la physiothérapie bilingue, sont uniques, a expliqué mardi Stefan Bumann, chef du service cantonal des hautes écoles, lors de la présentation du rapport 2015.

Le Valais doit avoir une certaine indépendance, estime M. Bumann. Le canton paie des taxes pour chaque étudiant valaisan qui sort. Et ces taxes sont dictées par le canton hôte. Avec ses filières de niche, le Valais est intéressant pour des étudiants externes. Il prélève aussi des taxes qui compensent un peu les montants versés pour les étudiants qui quittent le canton.

Bilan positif

En Valais, le bilan migratoire est positif. Il a accueilli l'an dernier 3049 étudiants hors canton. Ils fréquentent surtout la HES et les instituts universitaires. Le nombre d'étudiants valaisans à suivre les mêmes filières est de 2047. En revanche, 5722 étudiants valaisans quittent le canton pour les universités.

La contribution cantonale pour les 5722 Valaisans qui étudient hors du Valais a atteint 61 millions de francs l'an dernier. Les 5096 étudiants en formation en Valais ont coûté 55 millions de francs au canton.

Mais la formation tertiaire en Valais rapporte aussi de l'argent. L'Etat a investi 8,5 millions de francs pour la recherche qui ont engendré 69 millions de francs de chiffre d'affaires. Et la formation tertiaire fournit 900 postes de travail à plein temps.

Rapide évolution

Depuis le début du siècle, le secteur des hautes écoles a connu une évolution très rapide. Le nombre d'étudiants valaisans a augmenté de plus de 60%, pour dépasser 7700 l'an dernier. Actuellement, un tiers des jeunes Valaisans entame une formation dans une haute école.

Le nombre d'étudiants continuera à croître d'environ 10% au cours de la prochaine décennie, a précisé M. Bumann. Et en 2045, la moitié des personnes exerçant une activité lucrative possédera un diplôme de niveau tertiaire. Elles étaient 20% dans ce cas en 2000.

Pour le Valais, ces défis signifient qu'il devra augmenter les moyens financiers. Le canton veut jouer la carte postale. La qualité de vie est un atout dont le Valais doit profiter, a estimé le chef du département de la formation Oskar Freysinger. Ce sera aussi bénéfique pour le tourisme. La formation est un créneau qui permet d'avoir un rayonnement international.

/ATS


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