Lausanne: sept ans de prison pour avoir secoué sa fille

Un père avait secoué sa fille de deux mois, manquant de peu de la tuer. Le Tribunal criminel ...
Lausanne: sept ans de prison pour avoir secoué sa fille

Lausanne: sept ans de prison pour avoir secoué sa fille

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Un père avait secoué sa fille de deux mois, manquant de peu de la tuer. Le Tribunal criminel de l’arrondissement de Lausanne l'a condamné lundi à sept ans de prison. Un appel est probable.

Le boulanger a été reconnu coupable de tentative de meurtre par dol éventuel. Par le passé, il avait déjà été condamné à 15 ans de prison pour avoir tué deux de ses nourrissons en les secouant.

Lors de sa détention, le père devra suivre un traitement psychologique. Il devra aussi s’acquitter de la totalité des frais de justice et de plus de 45'000 francs de tort moral pour sa fille et la mère de cette dernière.

Culpabilité lourde

'Sa culpabilité est extrêmement lourde et le risque de récidive est élevé', a précisé le président en faisant référence au passé du prévenu. La peine a cependant été réduite, étant donné que le père s’est repenti en amenant rapidement le nourrisson aux urgences. Un geste qui a permis de sauver la vie de l’enfant.

Pour rappel, en septembre 2016, l’accusé, seul à la maison, s’est fait réveiller par les pleurs de sa fille. Il s’est alors levé pour aller prendre le nourrisson avant de le secouer d’avant en arrière pendant plusieurs secondes.

Panique

Le père a expliqué au Tribunal qu’il avait cherché à stimuler son enfant, car sa fille semblait s’étouffer. Elle crachait du lait et avait les yeux dans le vague quand il l'a sortie de son lit. 'Je me suis laissé gagner par la panique, ce que je voulais c’était lui sauver la vie et j’ai fait au mieux, sans réfléchir', a-t-il indiqué.

Voyant que sa fille convulsait après qu’il l’ait secouée, il l’a emmenée au CHUV, où elle a pu être sauvée. 'Aujourd’hui, ma fille se porte bien. Mais des doutes persistent quant à d’éventuelles séquelles qui pourraient se déclarer en grandissant', a expliqué la mère de la petite.

Appel probable

'Bien sûr que si j’avais su ce qui se passerait, j’aurais fait différemment. La solution la plus logique aurait été de la prendre contre moi et d’attendre l’ambulance', avait indiqué le prévenu au tribunal. La défense regrette que le présent du prévenu ait été autant teinté par son passé et pense faire appel.

/ATS
 

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