Le Conseil d'Etat genevois très fâché par les décisions fédérales

Le Conseil d'Etat genevois a exprimé mercredi sa colère suite aux annonces du Conseil fédéral ...
Le Conseil d'Etat genevois très fâché par les décisions fédérales

Le Conseil d'Etat genevois très fâché par les décisions fédérales

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le Conseil d'Etat genevois a exprimé mercredi sa colère suite aux annonces du Conseil fédéral. Le canton demandait des aides fédérales supplémentaires pour compenser les fermetures des commerces, mais en l'état rien n'est prévu.

'Cette nouvelle est catastrophique pour le canton', a indiqué mercredi devant la presse Nathalie Fontanet, cheffe du Département des finances qui se dit choquée et stupéfaite. L'enveloppe de 80 millions de francs prévue pour le canton n'a à ce jour pas bougé, relève-t-elle. Le canton se battra pour faire augmenter cette aide.

Selon Mme Fontanet, Genève qui avait fermé les commerces et des restaurants en novembre a déjà commencé à indemniser. Avec l'assouplissement des conditions d'accès aux aides annoncé mercredi par le Conseil fédéral, 4000 entreprises pourraient être concernées à Genève, ce qui correspond environ à 340 millions de francs pour les six premiers mois de 2021.

Le canton est fâché par le manque d'indemnisation supplémentaire, en revanche il salue l'assouplissement des conditions d'accès aux aides pour les entreprises. 'On assouplit, mais aucun franc supplémentaire n'a été octroyé', a regretté Anne Emery-Torracinta, président du Conseil d'Etat.

'Picsou'

Le caractère un peu 'Picsou' de la Confédération n'a pas de sens, a ajouté Mme Fontanet. Si les commerçants ne sont pas indemnisés aujourd'hui, ils finiront au chômage et à l'aide sociale demain, a relevé Mme Fontanet. La conseillère d'Etat a fustigé le manque de contact des autorités fédérales avec la réalité.

Le Conseil d'Etat présentera la semaine prochaine un projet de loi global qui prend en compte toutes les entreprises qui ont été touchées directement ou indirectement par les fermetures imposées par les autorités. Jusqu'à présent les lois ciblaient des secteurs particuliers.

/ATS