Le chat sylvestre est de retour sur le territoire genevois

Disparu depuis la fin du 19e siècle, le chat sylvestre est de retour à Genève. Une dizaine ...
Le chat sylvestre est de retour sur le territoire genevois

Le chat sylvestre est de retour sur le territoire genevois

Photo: République et canton de Genève

Disparu depuis la fin du 19e siècle, le chat sylvestre est de retour à Genève. Une dizaine d'animaux, dont un chaton, ont été photographiés cette année dans les forêts de la rive droite et le long du Rhône.

Cette espèce protégée en Suisse est un cousin éloigné des chats domestiques. Il ressemble beaucoup aux chats de gouttière, mais on peut le reconnaître grâce à sa queue cylindrique et épaisse dont le bout est noir et arrondi, explique vendredi Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune au département de l'environnement (DETA).

'Disparu de nos mémoires, le chat sylvestre fait pourtant traditionnellement partie de notre faune indigène', relève le DETA dans un communiqué. Ce petit félin, qui se nourrit principalement de rongeurs et d'oiseaux, avait notamment été tué par le passé pour sa fourrure. Les dernières observations genevoises remontent à 1887. C'était à Dardagny et à Russin.

L'espèce a toutefois survécu sur les contreforts sauvages du massif jurassien, relève le DETA. L'animal a très certainement recolonisé son territoire perdu en essaimant depuis cette région grâce aux corridors biologiques. Des observations ont aussi été faites au Fanel au bord du lac de Neuchâtel, également au pied du Jura.

Discret et inoffensif

A Genève, les clichés ont été réalisés par le biais de pièges photographiques. Il a fallu les analyser pour écarter tout doute. Une image de chaton a été prise, mais il y en a certainement d'autres, relève M. Dandliker qui se réjouit de ce cadeau de Noël un peu avant l'heure.

Le chat sylvestre, ou chat sauvage, est discret et complètement inoffensif pour l'homme. Selon le DETA, sa survie dépend essentiellement de sa capacité à échapper au trafic routier, aux chiens et... aux charmes du chat domestiques. Si les croisements sont trop nombreux, la souche sauvage risque de disparaître.

/ATS
 

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