Le plus ancien peuplement humain de haute montagne est en Ethiopie

Un abri sous roche à près de 3500 mètres d'altitude: c'est le plus ancien peuplement humain ...
Le plus ancien peuplement humain de haute montagne est en Ethiopie

Le plus ancien peuplement humain de haute montagne est en Ethiopie

Photo: Université de Berne/Götz Ossendorf

Un abri sous roche à près de 3500 mètres d'altitude: c'est le plus ancien peuplement humain durable de haute montagne. Vieux de 40'000 ans, il a été découvert en Ethiopie par une équipe internationale de chercheurs avec participation bernoise.

La chaîne de montagnes de Balé en Ethiopie culmine à plus de 4300 mètres d'altitude. On pensait jusqu'ici qu'elle n'avait été colonisée que récemment, a indiqué jeudi l'Université de Berne dans un communiqué.

La nouvelle étude interdisciplinaire publiée mercredi dans la revue Science montre cependant que des chasseurs-cueilleurs s'y étaient durablement installés il y a environ 40'000 ans. Ils fabriquaient des outils en obsidienne et se nourrissaient notamment de rat-taupe géant, une espèce endémique de la région.

Différents objets et ossements retrouvés dans l'abri sous roche de Fincha Habera ont pu être datés. Ils indiquent que l'endroit a été occupé de manière durable et répétée au cours d'une période remontant entre 47'000 et 31'000 ans.

Environnement glaciaire

Les chercheurs bernois Alexander Groos, Heinz Veit et Naki Akçar, des instituts de géologie et géographie, ont reconstruit l'environnement climatique local au Paléolithique. Au cours de la dernière période glaciaire, les montagnes de Balé étaient en partie recouvertes de glaciers, comme le prouvent des traces de moraines.

Les scientifiques bernois se sont attachés à analyser et dater les différentes phases de glaciation. Il en ressort que les chasseurs de cette époque vivaient à proximité des glaciers. Cinq sites d'extraction d'obsidienne, une roche volcanique vitreuse, ont été retrouvés, attestant de la fabrication d'outils tranchants.

Des chercheurs allemands, éthiopiens, français et américains ont également contribué à ces travaux soutenus par le Fonds national suisse (FNS).

/ATS
 

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