Le racisme acquiert une nouvelle dimension sur les réseaux sociaux,

La discrimination et les discours racistes sont propagés de manière inédite via les réseaux ...
Le racisme acquiert une nouvelle dimension sur les réseaux sociaux,

Le racisme acquiert une nouvelle dimension sur les réseaux sociaux,

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

La discrimination et les discours racistes sont propagés de manière inédite via les réseaux sociaux. Le service de lutte contre le racisme (SRL) veut se saisir du problème. Parmi les jeunes de 15 à 24 ans interrogés, 38% affirment avoir été victimes de discrimination.

Le quatrième rapport du SRL comprend une nouvelle rubrique dédiée aux manifestations du racisme en ligne, ainsi que le relève le Département fédéral de l'intérieur dans un communiqué lundi. Depuis la publication du dernier rapport du SRL, en 2017, un nombre accru de jeunes ont été victimes de discrimination.

La part des jeunes gens se disant concernés par ces faits a progressé de 28 à 38%. Si l'on considère l'ensemble des catégories d'âge, la part des sondés touchée par cette problématique est de 28%.

Les discours racistes ont atteint sur la toile une dimension telle qu'ils pèsent sur le débat démocratique. Il est par conséquent nécessaire de trouver une stratégie et de prendre des mesures pour intervenir, prévenir et sanctionner ces actes.

La plupart des cas de discrimination déclarés se produisent dans le monde du travail, que ce soit lors de la recherche d'emploi ou au travail. La moitié des personnes ayant été victimes de discrimination durant ces cinq dernières années l'ont vécu dans ces deux situations.

Manifestations subtiles

La discrimination raciale connaît de nombreuses formes et peut se produire dans toutes sortes de situations, notamment par des remarques ou des gestes qui peuvent paraître anodins, mais sont néanmoins blessants. C'est ce que montrent l'Enquête sur le vivre ensemble en Suisse de l'Office fédéral de la statistique (OFS), ainsi que de nouvelles études sur le racisme anti-noirs.

Bien que ce racisme ordinaire ait un effet limitant et blessant pour les personnes concernées, il reste difficile à cerner et il est par conséquent difficile à combattre. La lutte contre le racisme devrait par conséquent se focaliser davantage sur l'impact de ces actes et structures discriminatoires, plutôt que sur l'intention des auteurs.

Signes positifs

Les manifestations du racisme ordinaire sont souvent subtiles, aussi est-il difficile de caractériser et de décrire les différents niveaux de discrimination et de racisme. Le SLR remarque toutefois la présence croissante de victimes de racisme dans les organisations de la société civile, ce qu'elle considère comme une évolution positive.

Grâce à leur vécu et à leurs activités, ces personnes peuvent contribuer à élargir le débat dans notre société, que ce soit en lançant des mouvements de résistance au profilage racial, des incitations à adopter un regard critique et une perspective postcoloniale sur la Suisse, ou encore des propositions pour modifier le discours ambiant sur la migration.

Une proportion s'élevant à 59% de la population considère le racisme comme un problème grave. Et 55% sont d'avis que l'intégration des migrants fonctionne bien en Suisse.

Les rapports du SLR constituent un outil d'observation sur la façon dont les Suisses vivent ensemble et ils servent de documents de référence aux personnes intéressées ainsi qu'aux spécialistes. Ce quatrième rapport d'analyse regroupe les données de la période 2017 à 2018.

/ATS
 

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