Le référendum contre la loi Covid-19 a abouti

Le peuple suisse votera le 13 juin sur la loi Covid-19. La Chancellerie fédérale a annoncé ...
Le référendum contre la loi Covid-19 a abouti

Le référendum contre la loi Covid-19 a abouti

Photo: KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

Le peuple suisse votera le 13 juin sur la loi Covid-19. La Chancellerie fédérale a annoncé mercredi que 90'789 des 97'878 signatures déposées en janvier par le comité référendaire étaient valables.

Les référendums contre la loi sur le CO2 et la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) ont également abouti. Le peuple suisse va voter sur ces trois objets le 13 juin prochain.

Les deux comités référendaires contre la loi CO2 ont déposé un total de 123'879 signatures, dont 72'622 étaient valables. Quant au référendum contre la loi sur les mesures policières, 141'264 personnes l'avaient signé, et 76'926 étaient des signatures valables.

Loi inutile

Le comité référendaire opposé à la loi Covid-19 veut empêcher que les pouvoirs d'urgence du Conseil fédéral pendant la pandémie soient légitimés rétroactivement et prolongés jusqu'à fin 2021. La loi Covid-19 est inutile, soulignent les critiques, car la majorité du texte traite de prestations financières que le Conseil fédéral peut réglementer par des arrêtés fédéraux.

La nouvelle loi sur le CO2, validée en septembre après près de trois années de débats, doit permettre à la Suisse de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport à 1990 et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.

Un comité référendaire issu des milieux économiques la juge 'coûteuse et inefficace'. Une partie des activistes de la Grève du climat lui reprochent son manque d'ambition.

Libertés individuelles restreintes

La loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme prévoit que les personnes qui soutiennent des organisations criminelles ou terroristes peuvent être punies d'une peine privative de liberté de dix ans au plus. Le comité référendaire issu de la gauche estime que la loi restreint les droits fondamentaux et les libertés individuelles.

Les comités avaient, pour la première fois, la possibilité de déposer leur demande de référendum, sans les attestations de la qualité d’électeur, précise la Chancellerie fédérale.

/ATS