Les candidats à la présidence du PS s'affrontent à Lucerne

Les deux duos qui briguent la présidence du parti socialiste ont débattu pour la première fois ...
Les candidats à la présidence du PS s'affrontent à Lucerne

Les candidats à la présidence du PS s'affrontent à Lucerne

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

Les deux duos qui briguent la présidence du parti socialiste ont débattu pour la première fois samedi à Hitzkirch (LU). Si Priska Seiler Graf et Mathias Reynard ont souligné leurs différences, Cédric Wermuth et Mattea Meyer ont évoqué leur unité.

Les positions des deux duos ont été proches lors de leur première apparition, qui s'est déroulée dans le cadre de l'assemblée du PS de Lucerne devant une centaine de personnes. Les quatre candidats ont déclaré vouloir défendre une société plus solidaire s'ils sont élus à la présidence du PS.

Le duo Wermuth/Meyer s'est toutefois montré plus pugnace. Mattea Meyer a parlé d'une crise de la solidarité. La Zurichoise a dénoncé la privatisation des hôpitaux ou la baisse des impôts pour les grandes entreprises. La cupidité détruit l'environnement, a poursuivi la trentenaire, pour qui ces problèmes nécessitent un déplacement à gauche.

'Le PS est devenu distant', a de son côté constaté Mme Seiler. La St-Galloise a estimé que le PS devait redevenir le foyer de tous ceux qui croient en une société plus solidaire et plus juste.

Politique environnementale

Le duo Wermuth/Meyer ambitionne de faire du PS l'endroit le plus passionnant de la politique en Suisse et de trouver de nouvelles opportunités pour les personnes qui veulent s'engager. Le PS doit profiter de la nouvelle vague de politisation pour devenir le parti le plus fort du pays et compter le plus grand nombre de membres.

M. Wermuth et Mme Meyer estiment que les campagnes doivent être organisées plus rapidement et s'appuyer sur les nouveaux médias. Il s'agit, selon eux, de mobiliser les électeurs pour remporter de nouveaux scrutins.

L'autre tandem a exigé que la politique environnementale ne soit pas menée sans le PS. Mathias Reynard et Priska Seiler Graf veulent insister sur les revendications de la grève des femmes. Ils pourraient traduire ces demandes dans des initiatives populaires. Le renforcement de l'AVS, des conditions de travail dignes, une politique familiale moderne et un service public fort sont d'autres priorités du Valaisan et de la St-Galloise.

La justice climatique figure également au rang des trois thèmes que Cédric Wermuth et Mattea Meyer souhaitent défendre. Selon eux, la place financière suisse doit être neutre sur le plan climatique d'ici à 2030. Par ailleurs, les gens devraient disposer de davantage de moyens pour vivre, ont-ils martelé. Ils souhaitent enfin lutter contre les privilèges injustifiés.

Election le 5 avril

Interrogé sur le point fort du duo adverse, Mme Meyer a répondu: 'Vous représentez la Suisse romande. Ce n'est pas notre cas'. Matthias Reynard a ajouté qu'avec l'hétérogénéité d'un Romand et d'une Zurichoise de 'deux générations' parlant deux langues, ils avaient pour objectif que chaque membre se sente représenté à travers cette coprésidence. Mais 'nous voulons l'unité du parti', a-t-il souligné.

'Nous travaillons en étroite collaboration sur le plan politique et nous sommes une équipe bien rodée', a répondu Mme Meyer, précisant que M. Wermuth et elle se connaissaient depuis plus de 15 ans.

Âgé de 32 ans, Mathias Reynard est conseiller national depuis 2011. Il est enseignant au cycle d'orientation de Savièse. Priska Seiler Graf, 51 ans, siège à la chambre du peuple depuis 2015. Elle préside la section zurichoise du PS et est conseillère communale à Kloten (ZH). Elle est également enseignante de formation.

Ancien président de la Jeunesse socialiste, de 2008 à 2011, Cédric Wermuth siège au Conseil national depuis 2011. Âgé de 33 ans, le jeune père de famille domicilié à Baden (AG) travaille à temps partiel pour une agence de communication. Mattea Meyer est, elle, membre du Conseil national depuis 2015. Âgée de 32 ans, la citoyenne de Winterthour (ZH) a été vice-présidente de la Jeunesse socialiste de 2009 à 2013 et députée au Grand Conseil zurichois de 2011 à 2015.

Les candidats intéressés ont jusqu'au 19 février pour faire part de leur intérêt. Le PS choisira son prochain président le 4 avril à Bâle. Lors des dernières élections fédérales, le PS a enregistré son score le plus bas depuis 1919.

/ATS
 

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