Les chauves-souris suisses en danger

Il ne fait pas bon être chauve-souris en Suisse. Plus de la moitié des espèces évaluées par ...
Les chauves-souris suisses en danger

Les chauves-souris suisses en danger

Photo: Keystone

Il ne fait pas bon être chauve-souris en Suisse. Plus de la moitié des espèces évaluées par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) sont menacées. Leur avenir reste dépendant du bon vouloir des propriétaires des sites où ces chiroptères logent. Les parcs éoliens constituent une nouvelle menace.

L'OFEV a publié jeudi sa liste rouge. Il a évalué 26 des 30 espèces présentes en Suisse. Trois sont au bord de l'extinction: le petit murin, l'oreillard gris et le grand rhinolophe. Cinq sont en danger: la barbastelle, le minioptère de Schreibers, le murin à oreilles échancrées, l'oreillard alpin et le petit rhinolophe.

La sérotine boréale ou le grand murin font partie des sept espèces vulnérables alors que le vespère de Savi, la noctule commune et la pipistrelle pygmée comptent parmi les sept espèces potentiellement menacées. Pas de danger en revanche pour l'instant pour le murin à moustaches et les pipistrelles de Kuhl, de Nathusius et commune.

Par rapport à 1994, une détérioration de la situation a été mise en évidence chez certaines chauves-souris. L'érosion a pu être partiellement enrayée grâce au travail des bénévoles.

Habitat menacé

La majorité des espèces menacées gîtent et mettent bas dans des bâtiments, surtout à la campagne. Les rénovations et l’éclairage de façades pèsent fortement sur la conservation à long terme de ces chiroptères.

L’intensification de l’agriculture et l’usage de pesticides n'arrangent rien à l'affaire vu que les chauves-souris chassent la plupart du temps dans les milieux agricoles extensifs, les forêts, les lisières et les bords de cours d’eau et de lacs. Autres évolutions mettant en danger ces animaux: la multiplication des voies de communication et des éclairages, ou encore les éolinennes.

Pour éviter de voir les chiroptères disparaître, il est important de conserver les milieux souterrains, qu’ils soient naturels (grottes, gouffres) ou artificiels (caves des maisons, mines, tunnels, fortins).

/ATS


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