Les chutes responsables d'un tiers des accidents mortels au travail

Un tiers des accidents professionnels mortels se produisent dans le contexte d'une chute, a ...
Les chutes responsables d'un tiers des accidents mortels au travail

Les chutes responsables d'un tiers des accidents mortels au travail

Photo: KEYSTONE/MAXIME SCHMID

Un tiers des accidents professionnels mortels se produisent dans le contexte d'une chute, a indiqué mardi la SUVA. Il ne faut pas sous-estimer les chutes de moins de 5 mètres de hauteur: elles ont entraîné la moitié des cas mortels liés à des chutes.

Un travailleur qui tombe d'une hauteur inférieure à 5 mètres peut déjà souffrir de conséquences graves, comme par exemple des traumatismes cranio-cérébraux graves, entraînant décès ou invalidité. Lundi encore à Delémont, la police signalait la chute de 2,6 m du toit d'un garage d'un ouvrier de 47 ans. Il a été héliporté à Bâle, avec un pronostic vital engagé.

Cette conclusion ressort d'une analyse du Groupe de travail de mécanique des accidents (AGU). Sur mandat de la SUVA, ce dernier a réalisé des simulations de diverses chutes en variant leurs hauteurs.

Lors d'une chute de trois mètres de haut, il y a déjà un risque très élevé que la victime touche le sol la tête la première et souffre par conséquent de blessures cranio-cérébrales. Ce risque a tendance à être sous-estimé lors des chutes d'une faible hauteur, avertit la SUVA.

Impossible d'influencer l'impact

La hauteur de la chute influe en effet sur sa durée: tomber de 3 mètres de haut dure moins d'une seconde, a indiqué Markus Muser, de l'AGU. Et la personne qui tombe n'a pas de possibilité d'influencer l'impact, par exemple en essayant de retomber sur ses pieds ou de protéger sa tête ou son dos.

Si la personne touche le sol sur le dos, le risque est alors grand de souffrir d'une blessure grave entraînant une paraplégie, rappelle la Caisse nationale d'accident dans son communiqué.

La Suva comptabilise chaque année 9000 chutes dont ont souffert les travailleurs assurés auprès d'elle. Dans 22 cas, ces chutes ont entraîné la mort. On comptabilise également 280 dommages irréversibles.

Mieux respecter les règles

La presque totalité des chutes sont causées par le non-respect de règles vitales sur le chantier, soit les principes de base à observer pour prévenir ce type d'accident. La SUVA en appelle aux travailleurs, ainsi qu'à leurs employeurs.

Les premiers devraient prendre conscience qu'ils risquent leur vie en travaillant tout en sachant qu'une règle vitale n'est pas respectée. Les seconds devraient mieux instruire leurs collaborateurs et imposer ces règles vitales, relève Marc Truffer chef de la division sécurité au travail à la SUVA.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus