Les flux migratoires mettent l'école sous pression

Face aux flux migratoires en Europe, le Conseil fédéral a demandé aux cantons de se préparer ...
Les flux migratoires mettent l'école sous pression

Les flux migratoires mettent l'école sous pression

Photo: Keystone

Face aux flux migratoires en Europe, le Conseil fédéral a demandé aux cantons de se préparer à une hausse des demandes d'asile. Comme la thématique n'épargnera pas les écoles, les enseignants du canton de Berne demandent à être soutenus dans cet effort d'intégration.

Le syndicat des enseignants bernois (LEBE) a pris position fin septembre sur la question, a rapporté samedi la Berner Zeitung. Sur son site internet, LEBE exige que les enfants et adolescents migrants soient avant tout initiés à l'allemand, première langue du canton, avant d'être intégrés dans des classes régulières. Des structures et des ressources doivent être disponibles à cette fin.

L'école doit être soutenue par des experts s'occupant de la socialisation des jeunes. Certains enfants migrants n'ont jamais été en classe, d'autres sont traumatisés par leur passé et seule une minorité connaît la culture et les règles prévalant en Suisse. Les jeunes enseignants en particulier peuvent se sentir débordés dans cette situation, relève LEBE.

Position nationale en vue

Beat Zemp, président de la Fédération des professeurs alémaniques (LCH), soutient sans faille les exigences bernoises, a-t-il expliqué à l'ats. D'entente avec le Syndicat des enseignants romands (SER), le LCH élabore actuellement une position nationale à propos des enfants migrants.

Des directives de la Conférence des directeurs de l'instruction publique datant des années 1990 doivent servir de modèle: à l'époque, celle-ci avait pris position sur l'intégration des enfants de réfugiés venus des Balkans.

Le problème actuel est que de nombreux adolescents seuls se trouvent parmi les migrants, souligne Beat Zemp. Ceux-ci sont beaucoup plus difficiles à intégrer que des enfants accompagnés de leurs familles. Il est possible qu'il faille des classes spécifiques à leur intention.

La scolarisation des enfants migrants est du ressort des communes. Indépendamment de leur statut de séjour, ils ont le droit et le devoir de fréquenter l'école publique. Le canton de Berne pratique depuis quatre ou cinq ans déjà des cours de langue avant l'intégration dans des classes régulières, explique la direction de l'instruction publique.

/ATS


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