Les fonctionnaires entendent poursuivre le combat

A Genève, alors que le Grand Conseil entamait les débats sur le budget 2021 de l'Etat jeudi ...
Les fonctionnaires entendent poursuivre le combat

Les fonctionnaires entendent poursuivre le combat

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, alors que le Grand Conseil entamait les débats sur le budget 2021 de l'Etat jeudi après-midi, les fonctionnaires ont fait grève. Environ 400 d'entre eux se sont retrouvés pour une assemblée à proximité des Hôpitaux universitaires.

Si le gouvernement a retiré son projet de baisse linéaire de 1% du salaire du personnel sur quatre ans, présenté comme une mesure de solidarité avec le secteur privé, il reste des motifs de mécontentement, a rappelé Françoise Weber, au nom du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné. Jeudi, les députés ont voté le gel de l'annuité 2021. La même mesure est prévue pour 2023.

'Nous sommes opposés à la suppression des mécanismes salariaux comme seule variable d'ajustement budgétaire', a déclaré Françoise Weber. Le Cartel sera attentif à ce que les 353 postes prévus l'an prochain soient bien votés et pourvus. En outre, le personnel a plébiscité la poursuite de la mobilisation en 2021, face à la réforme annoncée par le gouvernement de la Caisse de pension de l'Etat de Genève.

'Une trahison'

'Nos salaires sont tellement bas que toute mesure les impacte durement', a témoigné au micro une collaboratrice du parascolaire. Un travailleur dans le social s'est dit prêt à être solidaire 'si les 1% les plus riches du canton donnent 1% de leur fortune.' Une initiative ad hoc est en cours d'élaboration.

Plusieurs orateurs ont dénoncé l'accord conclu entre les partis gouvernementaux sur le budget 2021, qualifiant la position de la gauche de 'trahison'. 'Nous avons deux outils: la grève et le bulletin de vote', a mis en garde le président du Cartel Olivier Baud, en direct du Grand Conseil.

Les prises de paroles ont été ponctuées d'applaudissements pour le personnel soignant qui travaille sans relâche depuis le début du printemps mais dont l'engagement n'est plus salué chaque soir par la population. Dans la foule, une femme portait un panneau avec la mention: 'Après les applaudissements, la sanction!'.

/ATS