Les fonctionnaires genevois descendent à nouveau dans la rue

La fonction publique genevoise s'est mobilisée jeudi contre des coupes salariales voulues par ...
Les fonctionnaires genevois descendent à nouveau dans la rue

La fonction publique genevoise s'est mobilisée jeudi contre des coupes salariales voulues par le gouvernement. Une manifestation, qui a réuni entre 4000 et 5000 personnes, selon la police, a ponctué cette journée de grève.

Cette action organisée par le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné intervient deux semaines après un débrayage et une première manifestation qui avait rassemblé environ 6000 personnes. En raison de la dégradation de la situation sanitaire, le nombre de manifestants est moins élevé pour ce deuxième acte.

Ils étaient toutefois plus de 5000 à avoir défilé jeudi depuis la Place Neuve jusqu'à la Place des Nations, annoncent les syndicats satisfaits de cette mobilisation. Selon les premiers chiffres du Département des finances, 2183 collaborateurs se sont annoncés grévistes, dont 1943 pour le Département de l'instruction publique. Ce nombre devrait augmenter, car les employés ont une semaine pour s'annoncer.

'Méprisés'

Martelées par les organisateurs, les consignes de sécurité, dont l'obligation du port de masque, ont été bien respectées. Le cortège était divisé par secteur d'activité avec à sa tête les soignants. 'Applaudis hier, méprisés aujourd'hui', clamaient de nombreuses pancartes brandies par les manifestants. Les enseignants formaient le gros de la troupe.

Arrivés à la Place des Nations, tout près de la salle où siège provisoirement le Grand Conseil, les fonctionnaires ont voté à l'unanimité une résolution pour poursuivre le mouvement. Ils exigent le retrait des projets de loi qui rabotent leurs salaires. Une nouvelle assemblée est prévue mardi 3 novembre.

Perte cumulée

La colère des fonctionnaires a pour origine le projet de budget de l'Etat 2021 qui s'accompagne d'une une baisse linéaire de 1% des salaires de tous ses collaborateurs sur quatre ans. Le Conseil d'Etat justifie cette mesure comme un effort de solidarité de la fonction publique avec le privé touché de plein fouet par la crise.

Le Cartel s'oppose aussi à la suspension projetée de l’annuité des fonctionnaires en 2021 et 2023 ainsi qu'à la non-indexation des salaires durant quatre ans. Le Conseil d'Etat veut aussi toucher à la répartition entre l'employeur et les employés à la caisse de pensions, au détriment des employés. Selon le cartel, la perte cumulée de salaire sur quatre ans serait de 6 à 9%.

/ATS
 

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