Les six candidats de l'alliance rose-verte-rouge élus à Lausanne

La gauche restera ultra majoritaire à Lausanne. Les six candidats de l'alliance rose-verte-rouge ...
Les six candidats de l'alliance rose-verte-rouge élus à Lausanne

Large succès pour la

Photo: Keystone/LAURENT GILLIERON

La gauche plurielle restera ultra majoritaire à Lausanne. Les six candidats de l'alliance rose-verte-rouge ont été facilement élus dimanche au 2e tour de l'élection à la Municipalité, le syndic Grégoire Junod en tête. Le PLR n'a pas réussi à décrocher un second siège.

Son candidat sortant, Pierre-Antoine Hildbrand (économie et sécurité), arrive en 7e position avec 10'070 voix (41,82%), assez loin derrière ses adversaires de la gauche. Il restera ainsi le seul représentant de la droite à l'exécutif de la capitale vaudoise.

C'est le syndic socialiste Grégoire Junod qui, comme au premier tour, arrive en première position avec 15'604 (64,8%) voix. Il est suivi par ses camarades Florence Germond (finances), avec 15'346 voix (63,73%), et Emilie Moeschler (nouvelle venue) avec 15'244 voix (63,31%) puis la Verte Natacha Litzistorf (environnement) avec 15'205 voix (63,15%).

Le popiste David Payot (écoles) arrive en 5e position avec 14'733 (61,19%). Le deuxième candidat écologiste, Xavier Company (nouveau venu), se place en 6e position avec 14'497 voix (60,21%).

'Vote de confiance fort'

'Je suis très content, à titre personnel, pour mon parti, pour l'alliance de gauche et pour la Municipalité sortante. C'est un vote de confiance fort, un score compact, bref un très beau résultat', a confié M. Junod à Keystone-ATS. Il souligne en particulier la 'magnifique' 3e place de la nouvelle venue Emilie Moeschler.

Le syndic actuel va 'fort probablement' garder son poste, au vu de son résultat personnel. Des discussions vont toutefois avoir lieu pour la forme, mais on se dirige sans doute vers une élection tacite. Le dépôt des candidatures à la syndicature est fixé au 6 avril.

Au final, la seule petite différence par rapport au premier tour, c'est la 4e place de Natacha Litzisdorf, qui brûle ainsi la politesse à David Payot pour moins de 500 voix. A noter aussi que Xavier Company améliore son score du 7 mars avec plus de 6000 voix grâce à l'effet de la liste commune de gauche.

Déception du PLR

La deuxième candidate PLR, Florence Bettschart-Narbel récolte, elle, 9136 voix (37,94%), terminant en 8e et malheureuse position avec plus de 900 voix de retard sur son colistier. Bien que soutenu par l'UDC et Le Centre, le PLR n'a pas réussi à rééquilibrer le rapport de forces à l'exécutif lausannois, soit un '5+2' au lieu d'un '6+1'.

A l'instar de Pierre-Antoine Hildbrand, le PLR Lausanne s'est dit déçu, dans un communiqué, du résultat de la droite et pour les 40% de la population non représentés. 'Le jeu des alliances auquel s'adonnent les partis de gauche, sous la mainmise du PS, fausse la représentativité et empêche les Lausannois de bénéficier d'un gouvernement équilibré', écrit la formation.

Pour le municipal PLR sortant réélu, l'important sera désormais de voir comment fonctionnera la 'nouvelle dynamique' à la Municipalité avec les deux nouveaux élus. Bien qu'isolé, il ne se montre pas trop inquiet. 'Je ne pars pas dans l'inconnu. Ce sera même différent puisque j'ai désormais cinq ans d'expérience' en tant que voix minoritaire.

Faible participation

Quant au neuvième et dernier candidat, Bruno Dupont, d'Action nationale et chrétienne, il n'a obtenu que 584 voix (2,43%).

La participation de ce 2e tour a été de 27,45%, soit très nettement moins qu'au premier tour (37,65%). Le scrutin du 7 mars dernier s'était soldé par un ballotage général avec 26 candidats au total. L'UDC, Le Centre, les Vert'libéraux et Ensemble à Gauche avaient notamment renoncé à rester en lice pour le second tour.

Ambitions vertes douchées au 1er tour

Pour ce 2e tour, les Verts avaient revu leurs ambitions à la baisse et finalement réintégré la traditionnelle 'formule magique' rose-verte-rouge lausannoise, composée de trois socialistes, deux Verts et un popiste. En 2016, cette alliance gagnante leur avait permis de décrocher d'emblée six sièges.

Portés par la vague verte, les écologistes avaient tenté de faire cavalier seul au premier tour, en présentant trois candidats. Mais ce pari avait clairement échoué: ils avaient terminé loin derrière le quatuor de tête emmené par les trois socialistes et le popiste.

Cela fait désormais depuis 2006 que la gauche règne en maître sur l'exécutif du chef-lieu vaudois, occupant six de ses sept sièges. Elle l'a emporté à chaque fois grâce à une 'formule magique' qui a fait ses preuves, formée de trois PS, deux Verts et un POP.

La nouvelle Municipalité prendra ses fonctions le 1er juillet prochain.

/ATS
 

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