Les vapoteurs veulent de la nicotine

Près d'une centaine d'adeptes du vapotage ont manifesté samedi à Berne 'contre la prohibition ...
Les vapoteurs veulent de la nicotine

Les vapoteurs veulent de la nicotine

Photo: Keystone

Près d'une centaine d'adeptes du vapotage ont manifesté samedi à Berne 'contre la prohibition des liquides nicotinés'. Ils en ont profité pour vendre des 'e-liquides' contenant de la nicotine. Or ce commerce est actuellement interdit en Suisse.

Selon Olivier Théraulaz, le porte-parole de Helvetic Vape, contacté par l'ats, entre 80 et 100 personnes étaient rassemblées samedi matin sur la Kornhausplatz à Berne. La manifestation devait durer jusqu'à 16h00.

Pour l'heure et par principe de précaution, seuls des liquides sans nicotine peuvent être vendus en Suisse, rappelle l'Office fédéral de la santé publique sur son site. L'importation de produits nicotinés est en revanche autorisée pour un usage personnel jusqu'à 150 ml.

La situation pourrait bientôt changer. La nouvelle loi sur les produits du tabac, présentée il y a une année, propose en effet de lever cette interdiction de vente en Suisse. Le conseiller fédéral Alain Berset devrait présenter prochainement son message à l'intention du Parlement.

Lenteur du processus dénoncée

Helvetic Vape, l'association suisse des utilisateurs de cigarettes électroniques qui rassemble près de 350 membres, salue cette ouverture, mais déplore la lenteur du processus. Si cette loi était adoptée au Parlement, il faudrait encore compter sur un délai transitoire.

Actuellement, les cigarettes électroniques sont soumises à la loi sur les denrées alimentaires et les objets usuels (LDAI) et non à la loi sur le tabac. Or Helvetic Vape se base sur un avis de droit pour contester ce fait, comme l'interdiction de la vente de nicotine, alors que celle-ci est autorisée dans les cigarettes traditionnelles.

Helvetic Vape pousse à la roue, avançant que les cigarettes électroniques contenant de la nicotine seraient beaucoup moins nocives que les cigarettes traditionnelles. Or ce débat reste ouvert. L'Organisation mondiale de la santé comme l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP) à Lausanne considèrent la e-cigarette comme une porte d'entrée vers le tabagisme des jeunes.

L'IUMSP relève encore que cette perception de manque de nocivité est vue comme un facteur attractif supplémentaire, alors que l'on manque d’études pour être fixé sur la dangerosité ou non de cette pratique.

http://www.bag.admin.ch/themen/drogen/00041/14572/index.html?lang=fr

/ATS


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