Martin Candinas élu président du Conseil national

Le centriste grison Martin Candinas a été élu lundi président du Conseil national pour une ...
Martin Candinas élu président du Conseil national

Martin Candinas élu président du Conseil national

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le centriste grison Martin Candinas a été élu lundi président du Conseil national pour une année. Député depuis 2011, le jeune quadragénaire romanche s'est surtout engagé pour les régions de montagnes et le plurilinguisme.

M. Candinas a obtenu 181 voix sur 188 bulletins valables. Il succède à la Verte argovienne Irène Kälin.

Le positionnement du politicien de 42 ans oscille entre le centre-gauche et la droite. Il s'est ainsi battu pour la loi d'aide aux médias ou pour les transports publics. Martin Candinas, un des députés les plus en vue du Centre, est toutefois conservateur sur les sujets sociétaux. Il a par exemple refusé le mariage pour tous. En outre, il souhaite une régulation plus stricte du loup.

A peine élu 'premier citoyen' du pays, Martin Candinas devra diriger le 7 décembre les élections au Conseil fédéral pour remplacer Ueli Maurer et Simonetta Sommaruga.

Le Grison, père de trois enfants, siège dans les commissions des transports et de la politique de sécurité. Martin Candinas est un des trois seuls politiciens romanches sous la coupole fédérale. Il entame souvent ses interventions par une phrase dans la quatrième langue nationale et souhaite faire de même durant son année présidentielle.

Contexte difficile

Lors de son premier discours en tant que président du National, Martin Candinas a rappelé les multiples crises de ces dernières années: coronavirus, guerre d'agression en Europe et tout ce qui en découle au niveau de l'approvisionnement ou de l'énergie. 'Dans ce contexte difficile, nous devons faire preuve de résistance et d'efficacité jour après jour', a-t-il dit dans un discours en quatre langues.

L'année prochaine, la Constitution fédérale aura 175 ans. 'Notre forme de démocratie est gage de stabilité', a-t-il rappelé. C'est notre devoir à tous, même en année électorale, de traiter avec respect notre système. La confiance dans les institutions est essentielle, surtout à une époque où les défis sont nombreux. C'est pourquoi il place son année de présidence sous la devise 'Ensemble'.

Cela n'exclut pas les débats durs, mais respectueux. 'Nous devons respecter les autres opinions, mais aussi trouver des solutions.' La démocratie suisse n'est pas parfaite, 'mais c'est le meilleur système politique au monde', a encore assuré le Grison.

/ATS
 

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