Neuchâtel: programme d'impulsion à 70,8 millions de francs

Le Conseil d'Etat veut stimuler les investissements à Neuchâtel. Il a adopté un programme d'impulsion ...
Neuchâtel: programme d'impulsion à 70,8 millions de francs

Neuchâtel: programme d'impulsion à 70,8 millions de francs

Photo: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Le Conseil d'Etat veut stimuler les investissements à Neuchâtel. Il a adopté un programme d'impulsion et de transformations dont le coût est de 70,8 millions de francs sur une période de sept ans. Objectifs visés: de nouveaux revenus et des économies structurelles.

'Ce programme permettra d’accélérer et de concrétiser d’importants projets favorisant des gains d’efficience ou initiant de nouvelles dynamiques à long terme', indique mardi le Conseil d'Etat. Les engagements retenus provoqueront un retour sur investissement par la génération de revenus nouveaux ou d’économies structurelles, estime-t-il.

Au total, ce sont ainsi 70,8 millions de francs qui sont sollicités auprès du Grand Conseil. Les dépenses nettes se montent à 54,9 millions, compte tenu des remboursements de prêts qui interviendront sur la période. Ce programme ne se substitue pas aux investissements ordinaires, précise le gouvernement.

Dépenses limitées dans le temps

Sur cette somme de 70,8 millions de francs, 49 millions seront consacrés à soutenir l’intervention d’autres acteurs, ce qui permettra de profiter d’un effet multiplicateur. Les autres 21,8 millions seront investis ou engagés directement par l’État dans des projets préparant les investissements futurs ou des réformes de structures, et donc des réductions de dépenses.

Les crédits relatifs à tous ces projets ne concernent que des dépenses extraordinaires et clairement délimitées dans le temps. Ils s'articulent en 26 millions de prêts, 17 millions de subventions à l’investissement, 8 millions de subventions et dépenses d’exploitation, 5,8 millions d’investissements directs de l’État et 14 millions de dépenses dédiées à des études préliminaires et à l’accompagnement de projets de réformes.

L’ensemble sera comptabilisé dans les comptes d’investissement et de résultat de l’État. Les dépenses de fonctionnement seront neutralisées dans le compte de résultat via un prélèvement équivalent à la réserve de politique conjoncturelle, alimentée spécifiquement à cette fin à hauteur de 22 millions de francs.

Au niveau des impulsions, l'Etat va notamment encourager l’innovation et le développement économique par la création de la structure Microcity SA. Il veut aussi développer des infrastructures en matière de Mobilité 2030 (RER, liaison Corcelles-Bôle, Littorail, nouvelles gares), assainir des bâtiments de l’enseignement post-obligatoire ou encore moderniser des établissements médico-sociaux.

La Chaux-de-Fonds: à fond dans la culture

Par régions, l'Etat veut que le Bas du canton devienne une 'Smart Région'. Il va donc cofinancer un programme de modernisation des relations entre les citoyens, les entreprises, les acteurs associatifs et les collectivités publiques, basé sur une utilisation innovante des nouvelles technologies. Le canton veut aussi soutenir des études de faisabilité et de viabilité économique en vue d'un nouveau centre de congrès en ville de Neuchâtel.

Dans les Montagnes neuchâteloises, le canton veut cofinancer un centre permanent dédié aux arts de la rue. Il veut apporter aussi son soutien pour permettre à La Chaux-de-Fonds de devenir la première capitale culturelle suisse en 2024. Un centre d'archivage cantonal sera également basé dans la Métropole horlogère.

Dans le Val-de-Travers, le canton veut octroyer une subvention d'impulsion pour revaloriser le site de Dubied à Couvet. Il veut aussi soutenir la commune de Val-de-Ruz pour lui permettre de créer un pôle économique au Chillou à Boudevilliers.

Vers davantage de numérisation

Via un autre volet, le Conseil d’État veut aussi financer et 'garantir le succès des réformes en cours'. Le canton entend permettre une numérisation progressive des prestations publiques, une meilleure transversalité et une plus grande intégration des services et prestations de l’État, respectivement une meilleure conduite des partenariats.

/ATS
 

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